-
Par ZAZA-RAMBETTE dans Contes & Légendes le 24 Mai 2013 à 01:01
Découvertes macabres
New-Orléans en Louisiane
Deuxième partie
L’horreur avait bien pris place au premier, le pire cauchemar s’était réalisé, cauchemar d’épouvante et de terreur.
Dans la première chambre, sur la gauche, un garçonnet de six ans était allongé sur son lit, la gorge tranchée; il s’était complètement vidé de son sang.
Il dormait dorénavant livide sur un lit pourpre, les bras écartés. Le décès remontait certainement à plusieurs jours.
J’avais envie de vomir, je suis sortie la main sur la bouche et en entrant dans la chambre d’en face j’eu l’impression de revivre la scène,3 vue précédemment.
Je vis la sœur du petit, son aînée de 3 ans, dans la même position, elle aussi avait eu la gorge tranchée.
Cette fois-ci, j’allais vraiment vomir, je me contrôlais difficilement, cherchant à fuir désespérément ces visions de cauchemars. Je revins dans le couloir.
Harold me fixait, je ne l’aurais pas parié, mais je crois que ses yeux étaient mouillés.
- « Ça va ? » me dit-il
- « Bon dieu, c’est dégueulasse, mais qui a bien pu faire cela ?
Il jeta un œil discret dans la chambre de la jeune fille, puis continua à avancer dans le couloir.
Deux collègues étaient afférés dans la chambre des parents, une femme d’une trentaine d’années, vraisemblablement la mère des deux enfants gisait à même le sol, elle avait été lardée de plusieurs coups de couteaux dans le dos.
Je sortis en courant, j’ouvris la dernière porte du couloir qui par chance se trouvait être celle de la salle de bain et je me suis jetée à genou devant le bidet, le hamburger de 20h00 n’y avait pas résisté.
C’est en me relevant que j’ai vu le mari allongé dans la baignoire, dans un bain de sang évidemment, comment voulez-vous qu’il en soit autrement, le bras gauche appuyé sur le rebord intérieur du contenant, les veines tranchées à l’aide de la lame de rasoir qu’il tenait encore fermement de l’autre main.
Deux cris retentirent dans ce silence lourd et pesant.
- « Harold ! Emily ! »
C’était la voix du capitaine qui résonnait d’en bas, pour une fois je ne me suis pas plainte de l’entendre.
Je descendis rapidement les escaliers.
- « B’soir Harold, B’soir Emily, vous avez eu le temps découvrir les lieux, sale temps hein ? Bon, vous me faites une petite enquête de routine, mais apparemment tout à l’air de concorder. Le mari tue sa femme et ses deux enfants et se suicide après. Classique. »
- « Qui a découvert les corps ? » demanda Harold.
- « Une voisine, Madame…. Baromowski, … Baronowski, … Baranowski, bref, un nom polack à la noix, je ne m’y ferais jamais moi, à leurs noms à coucher dehors.
La mort remonte à trois ou quatre jours, difficile d’être plus précis pour l’instant.
La voisine s’est inquiétée de ne voir personne, elle est venue frapper à le porte et elle a été dérangée par l’odeur, alors elle nous a appelé »
- « Je la comprends. » répondis-je en finissant de m’essuyer la bouche avec un mouchoir en papier.
- « Toujours l’estomac aussi fragile Emily ? » me dit le c‘pitaine avec un sourire aux lèvres. « Tu verras, ça viendra, question d’habitude. »
Six ans, six putains d’années que je fais ce métier.
Je ne crois pas que je m’y ferai un jour, pour moi il n’y a pas d’habitude, c’est toujours comme la première fois.
La première fois…, on ne peut pas oublier la première fois et surtout pas une nuit comme celle-ci.
Ma première fois, ce fut le même topo : petite maison bourgeoise, une famille sans histoire, jusqu’au jour où le père, un certain Ford, tua ses deux enfants et sa femme avant de se suicider.
Oui, franchement, je ne vois pas ce qui change six ans plus tard, le monde est toujours aussi moche.
Les gens sont toujours aussi fous.
Harold me sortit de mes souvenirs.
- « Tu viens, on va dire deux mots à la voisine, juste histoire d’avoir quelque chose à glisser dans le dossier. »
- « Ok. »
A suivre …
22 commentaires
Suivre le flux RSS des articles
Suivre le flux RSS des commentaires

Twitter
del.icio.us
Facebook
Digg
Technorati
Yahoo!
Stumbleupon
Google
Blogmarks
Ask
Slashdot












