Douarnenez
Deux guises se côtoient en pays de Douarnenez :
celle de Douarnenez, avec ses costumes de marins et d’artisanes (Propre à une classe sociale. A l’origine, celles des femmes ou épouses d’artisans ; par extension, mode citadine ou du monde marin),

et celle de Ploaré, pour les costumes paysans.

Vers 1840, la borledenn de Quimper, qui règne sur le pays, recule, face à la coiffe penn sardin (tête de sardine).
Sous l’influence des ouvrières des conserveries qui, pour plus d’aisance, créent une nouvelle mode en modifiant leurs coiffes, les paysannes de Ploaré adoptent la penn sardin, tout en gardant leurs habits d’influence glazig (petit bleu, en breton, surnom du pays de Quimper, de sa mode masculine et des hommes qui la portent).
Gilet homme Galzig
Haut mariée Glazig

Mariée Glazig
1870 - 1880

Mariée Glazig
1920
A Douarnenez, la mariée, sa demoiselle d’honneur et leurs proches arborent la cornette dite koeff tull trõnset, mes autres invitées pourtant la penn sardin brodée.
La penn sardin personnifie la presqu’île de Crozon où elle est portée quasiment en toutes circonstances.
En effet, seules les communiantes arborent la cornette.
Les plis du châle devant être parfaitement marqués, il est disposé à plat dans l’armoire.

La pomponne de Pont-Croix

est une coiffe artisane (Propre à une classe sociale. A l’origine, celles des femmes ou épouses d’artisans ; par extension, mode citadine ou du monde marin) qui affirme son appartenance par des brides (larges lacets noués sous le menton), uniquement rebrassées (trõnsañ, gallo signifiant : relever, retrousser les ailes d’une coiffe sur ou à l’arrière de la tête selon les guises) au travail, et par ses lacets noués sur la tête.
Si au quotidien les dames portent le châle gris, lors des cérémonies, elles portent un châle mérinos ou en cachemire.