Baud et Pontivy
Si les femmes de ces pays arborent un costume similaire à celui de la guise d’Auray, les coiffes sont différentes.

Vers 1850, la couleur blanche des gilets masculins donne le surnom de « moutons blancs » aux gens du pays de Pontivy.
Baud

Pontivy
Les femmes portent alors sur leur kopihan (bonnet de cheveux) une coiffe aux longues ailes (parties latérales de la coiffe, retroussée ou pendantes), peu à peu remplacée par une autre, plus pratique.

Il s’agit de l’ « endantement », dite populairement « koef ».
Entre 1920 et 1940, elle n’existe plus.
La koef sera dés lors finement brodée, souvent au point d’araignée, et épinglée dans la chevelure.
Si le capot (kapot - grande coiffe de tous les jours et de travail, à large bandeau et bavolet très développé) est le même qu’en pourlet, celui de Baud a étonnamment muté en une coiffe de fête, la « raie ».


La toile est devenue lingerie (mousseline, tulle puis filet) et du bavolet qui couvrait les épaules et formait une pointe dans le dos, seules subsistent les extrémités.
Vers 1920, elle se porte pour aller au bourg, au marché, à l’église ou lors des fêtes ordinaires, la kornek étant réservée aux grandes cérémonies.
En 1940, il ne reste du tulle de la kornek, jusqu’alors ajouré au milieu des longues ailes, qu’une infime quantité sous les broderies.
La somptueuse « modeste » des artisanes (guises propres aux femmes vivant de l’artisanat, femmes d’artisans ; par extension, mode citadine ou du monde marin), troisième coiffe du pays de Baud a disparu.