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Flamberge au vent (suite 7)

Un prix scolaire décerné à mon papa


pour son certificat d’étude.


Tellement lu et manipulé par des mains enfantines

flamberge-au-vent 0932

 

Première partie (suite)


 

Chapitre premier (fin)


Dans lequel le lecteur fait connaissance

Avec quelques hommes d’épée pauvres

Mais malhonnêtes


Les cinq hommes s’étaient installés comme ils avaient pu.


L’un sur une selle, l’autre sur un bahut, Cantaloube s’était mis à califourchon sur le canon.

 

Numeriser0014.jpg

 

-    Parle, la Colombe, dit Rosencœur, puisque c’est toi qui fait l’affaire.

-    Avant tout, commença Cantaloube, reprenons l’histoire à son début :


Un certain Pepe Pippo, qui faisait partie de notre bande l’année dernière encore, s’en vint, il y a quinze jours, trouver mon excellent ami, ici présent.


Il lui expliqua que son mâtre, le baron César Hervier Lechat Poulain de la Poulinière, désirait savoir si un sien neveu nommé René, (il ne précise pas le nom de famille), était encore vivant.


Il s’agissait d’une héritage de six millions de livres.


En entendant ce chiffre Phyffer d’Altishoffen poussa un soupir, Rosencœur fit claquer sa langue.

 

Claquebise ne dit rien.


La Colombe continua :


Le baron pour des raisons qu’il serait trop longues de rappeler ici voulu faire voyager son neveu dans les pays d’outre-mer.


Il avait pris toutes les dispositions pour cela, quand il s’aperçut un beau matin que le jeune René avait disparu en compagnie d’un vieux soldat nommé Jonas Larseneur qui avait été jadis écuyer du beau-frère du baron.


Pendant quinze jours, le baron vécut dans des transes continuelles.


Il commençait enfin à se calmer et pouvait à bon droit croire son neveu mort et enterré, quand il y a un mois, en traversant le Palais Royal, il aperçut un grand vieil homme qu’il reconnut sur le champ.


C’était Jonas Larseneur !


A côté du vieux soldat marchait un beau jeune homme, au regard hardi.


C’était son neveu !


Le baron s’élança, mais il perdit bientôt les traces de nos deux personnages.


Voilà toute l’histoire. Est ce bien cela Hippolyte ?


Hippolyte Mistouflet, vaincu par l’écrasante supériorité de la Colombe, baissa la tête et ne souffla mot.


-    Eh bien ! messieurs mes amis, ces deux hommes, il faut les retrouver.

-    On les retrouvera ! s’écria Rosencœur.

-    Puis quand on les aura retrouvés, je vous dirai ce qui vous reste à faire. En attendant, distribuons-nous les rôles……

-    Barton, interrompit Pfyffer d’Altishoffen, gombien elle rabborde de bisdoles cedde bedide exbétizion ?

-    C’est vrai, dit la Colombe qui eut aux lèvres un méprisant sourire, j’oubliais le principal, le salaire ! Voici ce qui est convenu : Cent écus de fixe à chacun, cent pistoles à celui qui trouve, deux cents pistoles à celui qui tue le vieux soldat, cinq cents pistoles à celui qui tue l’enfant.

-    S’est egzellent, s’est une fraie pénéticzion, dit l’allemand en ajoutant avec un regard langoureux vers le ciel : Che zerais pien gondent te duer le bedit !

-   Je reprends, dit la Colombe, toi Rosencœur, tu fouilleras le quartier de l’Arsenal et la Place Royale. Toi Pfyffer d’Altishoffen, tu chasseras dans le quartier Saint Honoré et jusqu’au Pont-Neuf. Toi Mistoufflet, tu passeras la rivière, et dirigeras tes opérations du côté de la rue du Bac et de la route de Sèvres. Enfin toi, Claquebise, tu tourneras autour de Paris : Chaillot, Vaugirard, Montmartre, Clichy, c’est là qu’il te faudra chercher.

-   Et toi ? demanda Mistouflet.

-   Moi, je resterai ici où vous m’apporterez chaque soir vos renseignements.

-   Z’est pien gommode bentant gue les audres trafaillent pur fous, on ze groize les pras, dit avec humeur Pfiffer.

-   Tais-toi, brute, je ne toucherai rien sur l’affaire. C’est une entreprise de trop peu d’importance, j’en rêve une autre …… et celle-là si elle réussit fera notre fortune à tous !


Cantaloube resta quelques secondes muets, l’œil fixe suivant sa pensée.

Puis il repris :


-    Maintenant, à l’œuvre ! mes compagnons, demain soir, rendez-vous ici même.


Les bandits se levèrent.


Rosencœur dit :

 

-   Je vais payer à boire là-haut !

 

Cette proposition parut causer une grande joie aux cinq coquins qui quittèrent bientôt la salle.


Mistoufflet et Pfyffer d’Altishoffen sortirent les derniers.


-   Eteins les lampes et couche-toi, commanda durement le bel Hyppolite en s’adressant à la petite Espagnole qui sommeillait ou faisait semblant, sur une pile de coussins.


Puis il franchit le seuil à son tour.


Au moment de l’imiter, Pfyffer s’arrêta un instant et dit tout haut, se parlant à lui-même :

 

-    Che zerais pien gonden de duer le bedit !


Puis il sortir à son tout et la porte se referma.


Alors Morena qui n’avait pas eu une  larmes pour les tortures que lui infligeaient ses bourreaux courba sa jolie tête dans ses mains frêles et se mit à sangloter.


A DEMAIN POUR LA SUITE

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Commenter cet article
S
la dame est plutôt mystérieuse j'espère qu'elle est gentille on verra je te souhaite une très belle fin de journée gros bisous 
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S
6 millions c'est une coquette somme je comprends l'émotion très belle nuit à toi passe une agréable soirée gros bisous 
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C
À demain pour la suite. Bisous ZAZA bye
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F
Je lis, je lis.... mais je ne sens pas la fin arriver ! C'est pas pour demain ?Bises Zaza. FRANCOISE
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B
très bonne soirée bisous "€" et @ 2 main !!!! 
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