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Meurtre au motel ... !!! - 5ème partie

New-Orléans en Louisiane

Meurtre au motel ... !!! - 5ème partie

Cinquième partie

Meurtre au motel ... !!! - 5ème partie

Harold lui ouvrit la porte.

- « Oui Paul ? »

- « On vient de recevoir le rapport du légiste. » dit-il à Harold en lui tendant un dossier.

De Soto s’était levé de son siège, mais Harold l’arrêta de suite.

- « Un instant monsieur De Soto, nous n’en avons pas fini avec Gospelmachinchose. »

Harold trouvait toujours l’expression qui avait le don d’exaspérer les gens.

De Soto ruminait sur son fauteuil à l’idée de ce que le jeune homme venait de nous annoncer sur ses origines.

Cela ne lui faisait peut-être pas si plaisir que ça que sa fille devienne la bru du président du Ku Klux Klan. Cela lui donnait en tout cas une raison de la tuer, chose qui m’aurait paru impensable dix minutes plus tôt.

Harold lu le rapport du légiste. L’interrogatoire de Godspelelmeyer reprit sur une autre voie.

- « Vous nous avez dit, à moins que ce ne soit votre patron et ex-futur beau-père que vous aviez annoncez vos fiançailles la semaine dernière ? »

- « C’est vrai inspecteur. »

- « Marylin et vous étiez très amoureux ? »

- « Evidemment inspecteur. »

- « Vous n’aviez évidemment pas de secret l’un pour l’autre ? »

- « Bien sûr que non. »

- « Alors vous allez pouvoir me dire ce qu’elle faisait dans ce Motel hier au soir ? »

Godspelmeyer demeura muet.

- « Visiblement non. Donc je suppose que vous ne savez pas non plus ce qu’elle faisait dans ce Motel tous les mardis et tous les vendredis soir depuis trois mois. »

- « Quoi ?, Que dites-vous ? »

- « Mademoiselle De Soto a passé toutes ses nuits des mardis et des vendredis depuis trois mois dans ce Motel. Vous ne le saviez pas ? »

- « Mais ??? Ce n’est pas possible. »

- « Nous en avons la preuve, monsieur Godspelmeyer, elle réglait par carte bancaire. »

- « Vous insinuez que Marylin avait une ... liaison. »

- « Apparemment oui. Tout l’indique. A part l’annonce de vos fiançailles. »

Gospelemeyer était atterré. C’était comme si on venait de tuer sa bien aimée pour la deuxième fois.

Il semblait qu’il venait à l’instant d’apprendre l’infidélité de sa fiancée. Mais ne nous avait-il pas déjà menti au moins une fois en se présentant à nous sous un faux nom ?

Godspelmeyer et De Soto repartirent plus calmement qu’ils n’étaient arrivés. Depuis un moment il me tardait de savoir ce qu'Harold avait pu lire dans le rapport du légiste.

- « Qu’est-ce que donne le rapport du toubib, Harold ? »

- « Marylin De Soto a été égorgée avec une lame tranchante qui pourrait être n’importe quel couteau de cuisine bien aiguisé. Même si on venait à le retrouver un jour, il serait difficile d’affirmer avec certitude que tel couteau à plus de chance d’être l’arme du crime plutôt que tel autre. »

- « C’est tout ? »

- « Non, d’après le légiste le corps ne porte pas de traces de coups, ce qui donne à penser que Marylin ne s’est pas débattue et aurait été assassinée par traîtrise par une personne de connaissance. Mais cela on s’en doutait déjà un peu. »

- « Et c’est vraiment tout cette fois ? »

- « Non, je te vois venir Emily avec tes gros sabots : Marylin De Soto n’a pas eu de rapport sexuel avant d’être tuée. »

- « Ah ! »

- « Tu sembles déçue ? » m’interrogea Harold.

- « Disons que cela confirme la thèse que Marylin a été tuée par quelqu’un qu’elle connaissait bien et non par une rencontre d’un soir. »

- « Je crois que tu es dans le vrai, p'tiote. Si Marylin avait été une coureuse qui changeait d’amant deux fois par semaine au hasard des rencontres, celui d’hier soir ne l’aurait certainement pas tuée avant d’avoir obtenu ses faveurs. »

- « Mais dans ce cas, cela veut dire que depuis trois mois Marylin entretenait une relation passionnée avec un autre homme que son fiancé. » lui répondis-je.

- « Et peut-être que cet homme avait envie d’une relation plus officielle que celle qu’elle lui accordait et peut-être qu’il n’a pas accepté l’annonce de ses fiançailles. » raisonna Harold.

-« Cela fait beaucoup de peut-être et une piste supplémentaire. Je m’y perds un peu, plus on avance plus on se rend compte que beaucoup de personnes pouvaient souhaiter la mort de la jeune fille. »

- « Oui, mais une seule personne l’a tuée Emily, une seule personne. Et si nous allions du coté du campus interroger les amis de Marylin. »

- « Je te suis, Harold, je te suis. »

Le campus de l’université d’Oxlay à la Nouvelle-Orléans est l’archétype même du site universitaire. Les étudiants n’étant pas particulièrement épris d’affection envers la police en général, nous nous fîmes discrets.

Autant dire que nous étions en terre hostile. Il valait mieux arriver tous feux éteints, dans un silence de cathédrale en espérant que ma voiture soit la plus banalisée possible.

Le doyen nous reçu sans afficher de joie particulière. Lui non plus n’appréciait guère nos visites au sein de ce royaume distinctif. Il parvint quand même à nous mener auprès des deux meilleures amies de Marylin De Sotos.

Marylin n’avait sans doute pas l’habitude de fréquenter les gens des bas quartiers. Nous allions rencontrer mesdemoiselles Virginie Coster, fille du célèbre chirurgien John Coster et Paméla Geere, nièce de l’acteur bien connu.

Nous les reçûmes dans le bureau même du doyen, que ce dernier avait, compte tenu des personnes concernées, eu l’extrême amabilité de nous prêter.

C’était la première fois que je me trouvais assis dans le fauteuil d’un doyen de faculté. Les deux jolies jeunes filles s’étaient assises de l’autre coté du bureau face à moi.

Harold se tenait en retrait et faisait les cent pas dans la pièce.  Comme d’habitude quand on avait affaire à des jeunes femmes de moins de quarante ans, je dirigeai toujours les opérations. Intuition féminine sans doute ! 

- « Mesdemoiselles, je pense que vous êtes déjà au courant du décès dans des circonstances fâcheuses de votre amie Marylin De Soto. »

- « Oui » me répondirent en cœur les deux gracieuses personnes.

- « Nous aimerions arriver à la cerner un peu mieux et vous êtes sûrement les deux personnes les plus à même à nous aider à le faire. Comprenez bien que ce que vous nous direz peut-être vital dans l’arrestation du meurtrier. » leur dis-je d’un ton solennel.

Les deux jeunes filles se sentirent sur le coup très importantes. Cela leur plaisait et à moi aussi. 

- « Cela faisait-il longtemps que vous connaissiez Marylin ? »

Virginie possédait plus d’assurance que Paméla. Elle répondit à mes questions. 

- «  Nous étions déjà amies avant le collège. Autant dire depuis toujours. Nous avons fait toute notre scolarité ensemble. Nous étions pensionnaires. Nos parents voulaient des petites filles modèles. C’était un établissement privé très strict, cela crée des liens indestructibles. Le campus fut pour nous un incroyable changement. Un espace de liberté. »

- « Vous vous y sentez bien ? »

- « C’est le paradis sur terre. »

- « Marylin avait-elle un petit ami ? »

- « Oui, il s’appelle Gospel, Franck Gospel. Il travaille à " la voix du sud ". Ils devaient se marier l’année prochaine. »

- « Cela je le sais déjà, mademoiselle Custer. Ma question était plus ... indirecte et plus indiscrète. Je voudrais savoir si, à votre connaissance, Marylin avait une liaison avec quelqu’un d’autre que monsieur Gospel. »

- « Quelqu’un d’autre ?, je ne comprends pas ? »

- « Ce n’est pas grave. Connaissez-vous le Motel où elle a été assassinée ? »

- « Je m’y suis rendue quelques fois. Toi aussi Paméla. » dit-elle à son amie taciturne qui se risqua à un timide.

- « Oui. »

Virginie continuait de parler. 

- « Ce Motel fait parti des cinq ou six adresses qui courent sur le campus. »

- « Cinq ou six adresses ? » demandai-je

- « Oui, des lieux discrets. Si vous voyez ce que je veux dire. »

- « Je crois comprendre, mademoiselle Custer, je crois comprendre. »

- « Saviez-vous si Marylin s’y rendait souvent ? »

- « Je ne pense pas. Elle ne s’en est jamais vantée. Elle nous y avait déposé une fois. J’étais en panne de voiture et Paméla ne conduisait pas encore. »

- « Il y a longtemps ? »

- « Plutôt oui, c’était au printemps. Je ne saurais dire quand exactement, Paméla t’en souviens-tu ? »

- « Ce devait être au mois de mars ou d’avril, j’ai obtenu mon permis le 9 mai dernier. » répondit timidement la seconde jeune fille.

- « Vous y avez été ensemble ???, mais je croyais que c’était un lieu de..... »

Virginie me regarda d’une façon qui me mit bizarrement mal à l’aise et me dit :

- « Nous y avons été ensemble parce que … nous sommes ensemble, inspecteur. »

Fin de la cinquième partie

 

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Q
Trop bien !<br /> Heureusement que je suis en retard, je vais pouvoir lire la fin. ;)
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N
Tu fais durer le suspense zaza? <br /> Pour les deux vidéos, c,est vrai que l'artiste fait<br /> de très belles choses.<br /> Bonne journée zaza et à bientôt.
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M
...bon Zaza, c'est quand la fin?...à la fin! <br /> Gros bisous du soir de Mireille du Sablon
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U
bonsoir zaza<br /> eh ben cela se corse dans cette ville boujour la joie pour la police mais une enquétrice sur l'affaire ça marche<br /> bises<br />  
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M
 <br />  <br />           <br /> Franck Gospel qui travaille à la Voix du Sud... J'en reste presque sans voix tellement, l'air de rien, ce nom est bien trouvé comme les autres en fait. C'est prometteur cinq ou six adresses qui courent sur le campus... Bien il ne me reste plus qu'à attendre la suite. Bonne soirée Zaza. @mitié et bises de Metz. Merci pour ton très sympathique commentaire sous les photos de cette incroyable vaste maison de ville que j'ai aimé vous faire découvrir.Nous vivons à Metz dans une ville que beaucoup d'allemands considèrent comme l'une des plus belles villes allemandes. A l'inverse des leurs, Metz n'a pas été ravagée pendant la guerre 39/45... A bientôt.
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