La Bretagne médiane
Définir des guises de Bretagne médiane est délicat, tant elle se sont côtoyées.
(Qualificatif attribué à une zone à l’est de la limite linguistique. Il s’agit aussi de la « troisième Bretagne » ou « état tampon ». Situé entre la basse Bretagne et la haute Bretagne, cette bande a subi les influences bretonnantes à l’ouest et et francisantes à l’est. Par extension, qualificatif d’une mode, d’un costume)
Ces données son donc indicatives.
En Pays de Saint Brieuc, sont portées la grande catiole (nom donné à la coiffe de cérémonie de haute Bretagne et du Trégor), dite « ailes de pigeon », la cocotte ou le bonnet d’artisane (attribut d’une coiffe – ou d’une guise vestimentaire – propre à une classe sociale. A l’origine, celle des femmes vivant d’une profession artisanale ou épouse d’artisans ; par extension, mode citadine ou du monde marin, différente de celle – dite paysanne – portés dans la campagne environnante).
La cravate (un ou deux fichus superposés) est revêtue par les pêcheuses, au marché.
Les coiffes d’Yffiniac et de Lamballe sont nommées « bonnet carré » et « boîte à laver ».
Yffiniac
Lamballe
Le capot paysan
Pour Prima
(grande coiffe de tous les jours et de travail, généralement en toile, à large bandeau et bavolet très développé) y est porté ainsi qu’à Pléneuf où, si les communes offrent plusieurs « dallets », la façon de se coiffer reste invariable : tête enveloppée d’une fine résille
(filet de cheveux, typiquement haut breton, permettant de montrer la chevelure tout en la maintenant. Généralement retenue par un ruban –sur lequel sera épinglé la coiffe- elle est postée de divers manières : tête et chevelure enveloppées, région de Rennes, tête enveloppée avec cheveux relevés à l’arrière, région de Saint-Brieuc, chignon bas sur la nuque dans la région de Gouarec, etc…),
Résille picotée
par-dessus laquelle se relève les cheveux. Pour les coiffes « cônette » de Plancoët, pas de résille mais un serre-tête au crochet ou en dentelle.
A Mûr et à Loudéac, se retrouvent gilet bas-breton pour l’une et mouchoir haut-breton pour l’autre.
Si dans le Méné, la coiffe est d’aspect primitif, à Jugon, on entre dans l’aire des gallèses , ou coiffes à lacets, typiques du pays de Josselin.
Mais à Réguiny, plus de lacets, et à Mauron, une coiffe semblable à un bonnet d’artisane.
La gallèse, toujours présente à Rochefort-en-Terre, laisse ici apparaître le chignon.
A la Gallicy, la coiffe est une réduction du béguin (sous-coiffe) josselinais.
Quant à celle de Damgan,
aurait-elle une parenté avec le pays nantais ?