Le fabuleux destin de ma maman
débute à l’âge de 8 ans.
"A cette époque, nous habitions le passage à niveau de Fourqueux, maman tenait la billetterie et faisait office de garde barrière, papa travaillait sur les voies.
Une famille de cheminots s’installa à Fourqueux en 1933..
Avec ma sœur, nous faisions parties d'une bande de garçons.
Les nouveaux nous intriguaient. En plus de cela ils avaient les cheveux roux. Nous les avions baptisés les «rouqmoutes» et notre jeu favori était de les bombarder de mottes de glaise quand ils
passaient dans l’avenue qui séparait le passage à niveau de leur domicile.
L’aîné Jean aurait pu riposter, puisqu’il avait 3 têtes de plus que nous,
mais non, il nous ignorait et restait à côté de son petit frère Louis qui avait mon âge.
Un jour, maman nous pris à part, je m’en souviens, c’était en 1936.
Au courant de notre jeu favori, elle nous appris ce jour là, le décès du papa de Jean et de Louis.
Elle nous recommanda d’être plus gentilles avec eux.
Touchées par cette triste nouvelle, Yvonne, ma soeur, et moi même, imposâmes à notre petite bande de cesser les bombardements sur les «rouqmoutes».
A partir de ce moment, nous nous sommes rapprochés de ces deux garçons et nous avons communiqué verbalement, sans agressivité. Nous avons appris à les connaître et à les
apprécier..."
A Demain
Bonne lecture