Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

EWENN CONGAR - 1ère partie

Dans la série des contes

de basse-Bretagne

  EWENN CONGAR - 1ère partie

EWENN CONGAR

  EWENN CONGAR - 1ère partie

Première Partie

IL y avait, une fois, un pauvre homme resté veuf avec un fils. Il s'appelait Ewenn Congar.

  EWENN CONGAR - 1ère partie

Il possédait pour toute fortune deux ou trois champs, qu'il cultivait lui-même, deux vaches et un cheval.

Son fils, qui avait aussi nom Ewenn, un garçon fort éveillé et intelligent, et qui courait sur ses dix ans, lui dit, un jour :

  EWENN CONGAR - 1ère partie

— « Il faut m'envoyer à l'école, mon père. »

— « Mais, mon enfant, je ne le puis pas ; je suis trop pauvre, tu le sais bien. »

— « Vendez une des vaches. »

Le père vendit une de ses deux vaches, à la prochaine foire, et, avec l'argent qu'il en reçut, il envoya son fils à l'école.

L'enfant apprenait très bien, et ses maîtres étaient contents de lui.

Mais, au bout d'une année, le bonhomme dut vendre sa seconde vache,

  EWENN CONGAR - 1ère partie

puis, un an plus tard, son cheval,

  EWENN CONGAR - 1ère partie

pour le maintenir à l'école.

Le jeune homme, après trois ans d'école, avait appris bien des choses.

C'était un véritable savant, pour son âge.

Au bout de deux ans après la fin de ses études, il se fit faire un habit, noir d'un côté, blanc de l'autre, et se mit à voyager, pour chercher fortune.

  EWENN CONGAR - 1ère partie

Il rencontra sur sa route un seigneur, bien mis, qui lui demanda :

— « Où vas-tu de la sorte, mon garçon ? »

— « Chercher condition, Monseigneur. »

— « Sais-tu lire ? »

— « Oui, je sais lire et écrire. »

— « Alors, tu ne peux pas faire mon affaire. Et le seigneur continua sa route. »

Mais, Congar retourna son habit, courut à travers champs et se retrouva encore sur la route, devant le même inconnu sur son cheval, un peu plus loin.

  EWENN CONGAR - 1ère partie

— « Où vas-tu ainsi, mon garçon ? » lui demanda encore le seigneur, qui ne le reconnut point.

— « Chercher condition, Monseigneur. »

— « Sais-tu lire ? »

— « Hélas! Je ne sais ni lire ni écrire ; mon père était trop pauvre pour m'envoyer à l'école. »

— « Eh bien ! Monte en croupe derrière moi. »

  EWENN CONGAR - 1ère partie

Congar monta en croupe derrière l'inconnu et ils arrivèrent bientôt à un beau château, entouré de hautes murailles.

Personne ne vint les recevoir, dans la cour, où ils descendirent, et le magicien (car c'était un magicien) conduisit lui-même son cheval à l'écurie,

  EWENN CONGAR - 1ère partie

puis il dit au jeune homme :

— « Tu ne verras ici ni homme ni femme, autre que moi, mais, ne t’en inquiète pas, tu ne manqueras de rien, et tu auras cinq cents écus de gages, par an, si tu fais exactement tout ce que je te dirai. »

— « Que me faudra-t-il donc faire, maître ? »

— « J’ai dans mon château

  EWENN CONGAR - 1ère partie

cinquante cages, avec un oiseau dans chacune, et dix chevaux, dans mon écurie, et il te faudra prendre soin de mes oiseaux et de mes chevaux, de manière à ce que je sois content. »

— « Je ferai de mon mieux. »

Il lui fit voir les cages et les chevaux et dit ensuite :

— « Je vais, à présent, partir en voyage, et je ne reviendrai pas avant un an et un jour. »

Et le magicien partit aussitôt.

  EWENN CONGAR - 1ère partie

Congar, resté seul, soignait de son mieux ses oiseaux et ses chevaux.

Quatre fois par jour, il trouvait la table servie, dans la salle à manger, sans jamais voir âme qui vive, et il mangeait et buvait à discrétion, après sa besogne terminée, puis, il se promenait par le château et les jardins.

  EWENN CONGAR - 1ère partie

Fin de la première partie

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
Z
@Rosedesneiges : Tu peux lire le conte complet, le dernier volet est paru aujourd'hui. Bises et bonne soirée
Répondre
R
bonjour ZAZAAlors on doit attendre la suite ,mais déjà il y a du mystère ,surtout s'il n'y a personne et que le repas est servi ,quelle frousse,j'aurais .bon lundi et des bisous ensoleillésrosedesneiges
Répondre
Z
@Monica et la Mer : Merci. C'est vrai qu'ils n'étaient pas grands nos aïeux.... Il y a un magnifique lit clos dans la salle d'attente du cardioloque de Saint Pol. Bises et bon samedi
Répondre
M
je suis venue lire le conte<br />  superbe tes illustrations comme toujours<br />  j adore la vache devant la facade du lit clos<br />  elles étaient petites nos  guen a du  j en voient encore quelques unes parfois   pas plus haute que des grands chiens loll<br /> et quand  ont voit les portes trés basses des anciennes écuries<br />  ont comprend leur petite taille<br />  <br />  
Répondre
Z
@catcent : Merci mon ami. Bises et bon samedi
Répondre