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Par ZAZA-RAMBETTE le 25 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 12)
Anciennes fortifications
Ensemble fortifié (17ème siècle)
Quintin est une ville forte érigée au 13ème siècle sur l'emplacement d'un castrum gallo-romain.
Commencé en 1645, le château reste inachevé par ordre du roi en 1662.
La tour sud, appelées la tour de la Porte neuve, accolée à un escalier circulaire couvert, est achevée, contrairement à sa voisine circulaire.
La ruelle bordée de murs vers l'est, monte dès son passage entre tours, par des degrés et paliers successifs.
Le square du haut donne circulation au nord par quelques marches entourées de balustres moulurés, en granit.
La porte neuve à travers les siècles
Château- 5 impasse de la Pompe - Quintin
Château (17ème siècle – 4ème quart 18ème siècle)
En 1691, Quintin est érigé en duché.
Le château ducal est une construction inachevée datant de 1775.
Quintin reprend le type du quadrilatère flanqué de pavillons en décrochement.
Du château, ne subsiste qu'un double pavillon sur lequel s'articulent les soubassements de deux corps de bâtiment en retour d'équerre et les soubassements des autres pavillons.
C'est une énorme construction d'angle avec murs de soutènement inclinés, ouverts de fenêtres et ornés de décrochés.
Le soubassement, très épais, devait soutenir une construction dont seul l'angle a été terminé.
Il présente deux avant-corps peu avancés à l'ouest, et une ajoute de trois ouvertures au sud. Une longue aile de dépendances se soude au nord-ouest, commençant par un pavillon de tête à porte au fronton courbe, formant deux angles en retour.
Salle à manger
Le décor de la salle à manger du château de Quintin est réalisé en stuc peint imitant le marbre.
Les pilastres ioniques, la niche à caissons et les guirlandes de fruits sont caractéristiques de la dernière phase du style Louis XVI.
La statue en bois polychrome de la niche, du XVIIIe siècle, est de style vénitien.
Binet, architecte rennais chargé par le duc de Praslin de refaire les intérieurs du château, a travaillé dans de nombreuses autres demeures de la région.
Le Potager de Quintin
Ce potager est l'un des derniers fourneaux en granit de cette importance à être conservé. Il comporte quatorze foyers. Les premiers potagers apparaissent à la fin du XVIIème siècle et sont utilisés jusqu'au milieu du XIXème siècle.
Ils servent principalement à la préparation des potages.
Ce type d'appareils est toujours installé devant les fenêtres et ne possède pas de conduit de cheminée.
Restes de l'église Saint-Thurian
Eglise (15ème siècle)
Vestiges d'une ancienne église paroissiale datant du 15ème siècle à l'exception de la tour reconstruite en 1754 et 1755.
Après deux expertises, en 1763 puis en 1767, le conseil du roi décida en 1773 la démolition de l'édifice, devenu dangereux.
La tour, qui avait seule subsisté, s'effondra en 1833.
Le culte fut transféré en 1773 dans la chapelle des Carmes puis, en 1790, dans la collégiale Notre-Dame.
Les ruines conservées dans le cimetière laissent voir un arc ogival avec tympan soutenu par un jambage créant deux ouvertures, également ogivales. Des moulures, avec gorges et colonnettes engagées, tournent autour de ces passages.
Des contreforts buttent la maçonnerie. Une petite porte basse donne accès à l'escalier circulaire.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 24 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 11)
1947 – 1962 - Quintin et les guerres "coloniales"
Tout ne va pas cependant pas pour le mieux en France qui devra dans le même temps c'est à dire de 1947 à 1962 assumer deux guerres de type colonial. Le conflit d'Indochine qui se termina par la chute de Dien Bien Phu en 1954, fut mené essentiellement par des troupes professionnalisées et ne concernera les Français qu'au moment de la défaite citée ci-dessus.Quintin verra cependant cinq de ses enfants mourir dans les combats en Indochine.
1975 - Quintin, petite cité de caractère
Un événement qui s'inscrit dans la volonté de la municipalité de chercher à inscrire Quintin dans la dynamique touristique, fut la décision d'adhérer en 1975, dès sa création, à l'association des Petites Cités de Caractère de Bretagne.
Cette adhésion se fit d'autant plus facilement que Quintin répondait très largement aux critères de la charte avec ses 13 monuments classés et un patrimoine architectural homogène et de grande qualité.
Menhir de la Roche Longue
Menhir (Néolithique)
Hauteur: 7,50m
Largeur: 2,10m
Epaisseur: 1,20m
Autre nom: Menhir du CadrixChapelle des Ursulines
Chapelle (1ère moitié 18ème siècle)
Cette communauté fut fondée en 1707 par le duc de Lorges.
Les premières religieuses, arrivées à Quintin le 20 mai 1707, s'établirent provisoirement rue Saint-Thurian; un terrain fut ensuite acheté près de la chapelle Saint-Yves: la terre de Bel-Orient et le Clos des Forges.
Les premières constructions débutèrent en 1711.
Le 23 mars 1730, eut lieu la pose solennelle de la première pierre du chœur des religieuses; la construction de l'église extérieure, achevée en 1736, avait suivi celle du chœur.
Pendant la Terreur, on y plaça en résidence surveillée tous les membres supposés hostiles à la Révolution, tandis que les religieuses étaient enfermées au château.
Le couvent, fermé à partir de 1904, devint bien national l'année suivante.
C'est ainsi que la ville de Quintin, devenue propriétaire, transforma les bâtiments du couvent en logements et écoles.
Petite anecdote
Une chapelle classée adjugée 22.000 €
Monument historique à la vente...
Une surprise pour les Quintinais qui ont vu leur «chère» chapelle des Ursulines, datant du XVIIIe siècle, disparaître aux mains d'un propriétaire privé pour la somme de 22.000 €.
Une annonce internet, pour le moins étonnante, a alerté les hôtesses de l'office de tourisme de Quintin, le 26 juin dernier.
La chapelle des Ursulines, un des fleurons du patrimoine de la commune, faisait l'objet d'une vente aux enchères à la chambre des notaires à Paris, le 28juin.
«Propose à vendre immeuble, libre le mardi 28 juin 2011: 10.000€. Travaux nécessaires. Surface: 660m². Située à Quintin, 17km de Saint-Brieuc, dans une petite cité de caractère, ancienne chapelle des Ursulines du XVIIIème siècle avec juvénat. Inscrite dans sa totalité à l'inventaire des Monuments historiques du fait de sa rareté (trois ou quatre sites similaires en France). Se composant d'une chapelle de 230m² avec juvénat au-dessus, plus grenier anciennement aménagé. Contigu à la chapelle, quatre niveaux d'appartement de 50m² desservie par escalier plus grenier».
La surenchère double l'offre initiale
Le trésorier adjoint de l'office de tourisme de Quintin, Loïc Le Breton, résidant à Paris, a assisté à la vente de la chapelle de l'ancien couvent, qui assura la formation des jeunes filles de 1704 à 1904, année où les Ursulines furent expulsées.Il raconte que deux acquéreurs potentiels ont fait monter les enchères jusqu'à 22.000€.
C'est pour cette dernière offre que la chapelle a été vendue.
Le nouveau propriétaire ne s'est pas encore fait connaître et ses projets restent un mystère.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 23 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 10)
1934 - Quintin, cité mariale
Le fait d 'avoir retrouvé intacte dans son reliquaire fondu, la précieuse relique rapportée de Terre Sainte par Geoffroy Botrel, lors de l'incendie de la Collégiale en 1600, avait conféré au fragment de l'une des ceintures de la Vierge Marie, une vertu miraculeuse.Cependant la reconnaissance officielle de la vocation mariale de la Cité quintinaise viendra seulement en 1934 où le Saint Siège autorisera officiellement le couronnement de la Vierge sous le vocable Notre Dame de Délivrance.
Le statut de Basilique sera aussi attribué à l'Eglise de Quintin.L'officialisation de ces deux décisions papales se déroula le 28 juillet 1934 au cours de cérémonies grandioses présidées par Monseigneur Harscouët, Evêque de Chartres (délégué du Pape).
1939 – 1945
L'orage qui grondait à l'Est du Rhin depuis quelques années, notamment depuis 1939 va éclater au cours de l'été 1940.
La France pour une bonne moitié, la Bretagne et bien évidemment Quintin sont occupés.
Aux portes de Quintin, à Saint Brieuc
L'armée Allemande investira notamment :
l'ancien couvent des Ursulines
le Petit séminaire dans sa totalité (les élèves sont renvoyés chez eux)
le Château du 17ème et une partie de celui du 18ème
(un souterrain sera même construit entre ces deux immeubles)
Si une opposition à l'occupant bien réelle avait cours à Quintin , il n'y eut pas à vrai dire de combat, ni en ville ni aux abords immédiats.Les résistants préfèrent tactiquement établir leurs bases et mener leurs actions offensives de guérillas à partir des bois et forêts avoisinants d'un large pays de Quintin (Lorges, Coat-Malouen, Avaugour…).
La résistance en Côte d'Armor
Lorges
L'urne en forêt de Lorges
Maquis de Coat-Malouen
Forêt d'Avaugour
Pendant ces années d'occupation et à la faveur de l'organisation du service "le colis aux prisonniers de guerre" détenus en Allemagne, naîtra à Quintin sous l'impulsion de Madame Jean de Bagneux, épouse du futur Sénateur-Maire de la ville, ce qui deviendra plus tard le comité Croix Rouge de Quintin.
En quittant la ville en août 1944, les troupes Allemandes firent sauter leur dépôt de munitions de la Salle Verte.Au cours de cette opération et de l'évacuation de la ville deux Quintinais furent tués par l'ennemi le 5 août 1944.
A Quintin comme partout en France, le retour des nombreux prisonniers de guerre en 1945, au terme de cinq années de captivité, avec les festivités qui accompagnèrent la victoire et l'Armistice du 8 mai 1945, marquèrent la fin de ce long cauchemar, deuxième épisode douloureux de ce vingtième siècle.Les 30 glorieuses
La France n'étant pas auto suffisante, les gouvernements successifs vont engager des politiques volontaristes en matière d'économie, l'ère de ce que l'on appelle communément les " 30 glorieuses " va commencer (1950-1980).
Parallèlement, les commerces de gros et demi-gros déjà cités, vont prendre leur essor pendant cette période particulièrement florissante.Une expérience réussie d'élevage semi-industriel porcin destiné à alimenter l'une des ebtreprises de salaisons, une usine de retraitement des déchets carnés, des ateliers de tricotage, constituèrent avec l'hôpital local les activités commerciales et artisanales, le secteur tertiaire et dans une moindre mesure l'enseignement, un vivier générateur de plein emploi.
La "fée" électricitétermine son implantation quintinaise et surtout étend son règne dans les campagnes environnantes apportant avec elle non seulement des éléments de confort (réfrigérateur, machine à laver…) mais aussi l'information et la culture par radios et plus tard télévisions interposées.
Avec la prospérité retrouvée et aussi il faut le souligner un taux d'inflation régulier chaque année les automobiles, les camions vont faire une arrivée en force.La bicyclette cède elle aussi la première place en matière de moyen de transport individuel aux vélomoteurs, solex, mobylettes, motocyclettes et autres scooters.
Dans le même temps le monde rural s'équipe pour les travaux des champs de tracteurs qui vont peu à peu remplacer la traction animale.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 22 Juillet 2011 à 06:02
Quintin à travers les siècles (suite 9)
Début du 20ème siècle
C'est Monsieur Pierre Blivet, Maire, qui est en charge des affaires municipales à l'aube du 20ème siècle.
Trois événements majeurs de portée cependant différente marqueront le début du siècle pour les Quintinais.
Le premier vécu douloureusement par le plus grand nombre, sera le départ définitif et "mana-militari" des sœurs Ursulines, consécutif à la loi de séparation de l'église et de l'Etat en 1905.Couvent des Ursulines
Le second événement, plus heureux, est la création de la voie ferrée départementale Quintin-Rostrenen, ce qui a pour effet la construction en 1907 et en ville, d'une gare, à la vallée.
Toutefois cette voie ferrée (voie étroite) aura une durée de vie très courte puisqu'elle sera démontée en 1938.
Le troisième événement particulièrement douloureux, sera le déclenchement le 3 août 1914 de la 1ère guerre mondiale (1914-1918).La conscription à nouveau en vigueur en France en 1873, loi modifiée en 1905 (service deux ans) et en 1913 (service trois ans), va permettre le rappel de nombreuses classes d'âges.
Cette guerre "saignera à blanc" la France toute entière, comme l'attestent tous les monuments aux morts, y compris dans les plus petites communes du pays.
Première guerre mondiale
A Quintin, M. Mathurin Rolland, Maire, successeur de M Blivet aura 139 fois la douloureuse mission d'aller annoncer officiellement aux familles, la mort au combat d'un de leurs fils.
Il va sans dire qu'à Quintin comme ailleurs en France, l'économie est déstabilisée, l'absence de "bras" se fait cruellement sentir et les femmes vont se trouver confrontées à l'obligation de pallier à l'absence des hommes mobilisés.
Au cours de cette douloureuse période, Quintin sera en 1917 confrontée, comme en 1868, à une grave épidémie de choléra qui provoquera de nombreux décès et qui sera connue sous le nom de "grippe espagnole".Virions de la grippe espagnole
L'entre 2 guerres
Au sortir de ce cataclysme humain et économique et forts du slogan des anciens combattants qui croyaient avoir fait la "der des der", le pays tout entier et aussi les Quintinais vont s'investir dans la relance économique.
En outre "les années 20" vont voir l'avènement des machines outils, des moteurs à explosion et de la "fée électricité".Ainsi dès 1920, grâce à l'installation d'une turbine et d'un alternateur au vieux moulin, la cité quintinaise sera l'un des premiers chef-lieu de canton, à bénéficier de l'éclairage public électrique.
Ce moulin n'existe plus actuellement.
Si le téléphone était présent à Quintin dès 1909, c'est à partir de 1920 (quelques abonnés) qu'il prendra son essor pour atteindre 86 abonnés en 1939.
Les années 20 appelées aussi "années folles" en les comparant aux années de deuils, de souffrances et de privations de la guerre 14-18, s'accompagnèrent à Quintin du développement des entreprises déjà citées, auxquelles il convient d'ajouter une brasserie de vins et spiritueux, une entreprise de salaison et de nombreuses entreprises artisanales (maçonnerie, mécanique, charpenterie-menuiserie…et l'abattoir).
Toutes ces créations apportent avec elles des centaines d'emplois sur Quintin et sa proche région.
Les incidences de cette période dans le domaine culturel se caractériseront par l'abandon progressif mais très significatif de la gracieuse coiffe de Quintin, notamment par les jeunes filles et les jeunes femmes.En ce qui concerne la musique et la danse, les rythmes jazz font leur apparition, et les pianos mécaniques, ancêtres des juke-box, feront peu à peu danser la jeunesse dans les cafés.
Piano mécanique
Le charleston et le boogie-woogie, musiques et danses, sont introduites en France par les troupes Alliées (Américaines) venues combattre à nos côtés à partir de 1917.
Joséphine Baker
Couple de danseurs de boogie-woogie
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Par ZAZA-RAMBETTE le 21 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 8)
1870 - Destruction de la Collégiale et naissance d'une Basilique
La guerre de 1870 n'aura à Quintin d'autres conséquences majeures que de vider les porte-monnaie des pièces d'or qu'ils contenaient, pour payer comme l'ensemble des français la dette de guerre.
Cependant c'est à cette époque et en dépit des difficultés économiques que seront entreprises la construction d'une aile à l'hôpital et surtout d'une nouvelle église.C'est en effet le 25 Février 1879 que fut posée la première pierre de l'aile nord de l'hôpital, qui complétera harmonieusement tant la capacité d'accueil, que l'aspect général de l'établissement.
Hôpital
Jugée à la fois vétuste et trop petite, notamment les jours de pardon à Notre Dame de Délivrance, l'ancienne Collégiale avec son clocher carré et balustré dit "à la Turque" sera rasée.Ancienne tour de la collégiale
Les propriétaires du château de Quintin donnent leur accord pour une cession de terrain qui va permettre de construire sur l'emplacement agrandi de l'ancienne église, un nouvel édifice.
Cette construction commence en 1883 et se termine en 1887.
La nouvelle église qui sera consacrée Basilique en 1934 est remarquable par ses nouvelles dimensions et par le matériau dominant employé, le granit.
Son style néo-gothique témoignera de l'art architectural de cette fin de 19ème siècle.
Pièces maîtresses à l'intérieur de la basilique
Vitraux
Christ sur son linceul
Gisant Jean Deux de Boterel
Vierge d'argent
Porte de chaire
Cuve baptismale
Saint Jean Quintin
Sainte Marie Madeleine
Saint Thurian
Notre Dame de Bonne Nouvelle
Notre dame de la Délivrance
D'autres bâtiments publics seront également construits à cette époque : la caserne de gendarmerie rue Neuve (aujourd'hui détruite), l'abattoir de la rue de la Madeleine et la station des Haras du Chemin des Sentes.
La caserne de gendarmerie qui servait aussi aux pompiers
Les pompiers
La nouvelle caserne de pompiers
Porte Neuve
et le stand de tir au fusil de guerre Armand Gast, aujourd'hui disparu.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 20 Juillet 2011 à 00:00
Quintin à travers les siècles (suite 7)
La culture du 19ème siècle
Le 19ème siècle aura vu naître à Quintin des Hommes et de Femmes de plumes et ou de paroles, d'autres sont aussi venus habiter Quintin.
Ainsi Alexandre Olivier Glais Bizoin né à Quintin (1800-1877) député considéré comme le "père du timbre poste", Jules Lequier philosophe né à Quintin (1814-1862), Marie Allo femme de lettres, poétesse née à Quintin (1866-1948), Ernest Allo, frère de la précédente (1873-1945), Mathilde Delaporte née à Lannilis, Finistère, grande amie de Marie Allo vint habiter Quintin (1865-1941).Alexandre Olivier Glais Bizoin
Jules Lequier
Marie Allo
Bibriographie de Marie Allo
- Les Voix de la lande, éd. Lemerre, 1908
- Bretons d'après nature, éd. Les Gémeaux, 1920
- Les Fontaines, éd. Chiberre, 1923
- Comme on est bien chez nous, éd. Aubert, 1928
- Le Feu de Saint Jean, in Récits de la lande et de la grève, éd. Duval, 1932
- La Cité engloutie, éd. Duval, 1938
- Dans le vent salé d'Armor, Maison de la Bonne Presse, 1941
Mathilde Delaporte
Madame Mathilde Delaporte, est une poétesse bretonne, et elle revendique hautement cet honneur. Née à Lannilis, en 1866, elle a célébré avec ardeur et ferveur les traits éternels de son pays, son austérité et sa rêverie et les aspects tour à tour frustres et caressants de cette terre celtique dont elle a su dégager l’âme profonde.
"Une âme est dans ton sein, pays rude et charmant".
Mais si la hantise de la mer et la nostalgie de la lande se retrouvent dans la plupart des ses poèmes qui sentent l’algue marine et le goémon, l’ajonc et le genêt, la Bretagne maternelle n’a pas été sa seule inspiratrice. La poésie de Mathilde Delaporte toujours élevée, robuste et saine, délicate et vibrante présente encore une double caractéristique. D’abord, une propension très personnelle, à dégager des objets et des images visuelles, le symbole esthétique et philosophique et à l’exprimer, le condenser dans la forme lapidaire du sonnet, en des vers expressifs, profonds, substantiels comme celui-ci qui fait aphorisme et qui restera:
"L’exil, c’est de n’avoir personne au cimetière
L’on est pas du pays où l’on a pas de mort".Et ensuite, ce goût spontané, si louable et si rare de couronner et de chanter, ce grand indigent de nos floriléges: l’amour conjugal, d’associer intimement à son oeuvre, sa tendresse pour son mari.
"De notre tendre amour, ma poésie est née."
Les recueils de Mathilde Delaporte :
"Les Ruisselets,", "La poésie de vivre", " En demi-teintes " se trouvent à la bibliothèque municipale de Lannilis.
Elle a également écrit :
La glèbe humaine, La femme celte dans la légende et dans l’histoire, La torche de Penmarec’h, Seynette en vers ou l’heure légale, (comédie en trois actes.)
Mathilde Delaporte est décédée à Quentin, le 10 juillet 1941.
S'agissant des activités culturelles, vers la fin du 19ème, les Quintinais jeunes et moins jeunes bénéficieront des activités musicales de deux formations : une harmonie, "La Lyre Quintinaise" et une batterie fanfare "La Jeanne d'Arc", cette dernière étant l'émanation du patronage du même nom qui s'investissait aussi dans le théâtre et la gymnastique.
En matière d'art plastique et mobilier, il convient de mentionner l'œuvre très importante de Charles Foulonneau, maître sculpteur et ébéniste.Sur le tympan du porche, figure un ensemble de trois personnages en pierre tendre, sculpté par Charles-Paul Foulonneau (1898) sculpteur local. Ce motif représente la remise de la Relique de la Ceinture à Geoffroy Boterel par le Patriarche de Jérusalem, devant Notre-Dame de Délivrance, assise en majesté. (Le cas d’une vierge assise en majesté est assez rare, il est réservé aux édifices religieux, où l’on célèbre le culte marial.)
On lui doit notamment à Quintin "le grand crucifié de chêne" porté en procession le soir du vendredi saint , les anges adorateurs sculptés en 1892 dans un marbre de Carrare…
les anges adorateurs sculptés en 1892 dans un marbre de Carrare…
Ces pièces sont visibles à la Basilique de Quintin.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 19 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 6)
1853 -1859 - Quintin et le chemin de fer
L'avènement du chemin de fer verra à nouveau la petite ville de Quintin en concurrence avec sa grande voisine Saint Brieuc.Cette "compétition" occupa les esprits et les assemblées délibérantes de 1853 à 1859, donnant tour à tour l'avantage à Quintin et à Saint Brieuc.
Cette fois il s'agissait de déterminer si la voie ferrée Paris-Brest passerait à Quintin (trajet le plus court) ou ferait un crochet par Lamballe et Saint Brieuc.Ce fut l'Empereur Napoléon III lui-même qui trancha en faveur de la seconde possibilité, à cause de la présence du port du Légué.
Vue sur le port du Légué
Le débouché sur la mer fit que Saint Brieuc l'emporta une nouvelle fois (le 17 mai 1859).Gare tgv actuelle
Quintin fut par la suite desservie en 1871 par la voie ferrée (ligne Saint Brieuc-Pontivy toujours en service).
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Par ZAZA-RAMBETTE le 18 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 5)
Le commerce au 19ème siècleDéjà fortement mis à mal par le blocus continental, le commerce et par voie de conséquence, le tissage des toiles, vont voir leur déclin commencer avec la chute du 1er Empire.
Les négociants n'ont pas su ou pas voulu faire le saut de la mécanisation et donc de l'industrialisation.
D'autre part avec l'avènement du coton, l'Amérique n'a plus besoin de toiles de lin.
En revanche, Quintin saura conserver ses activités commerciales.Ce commerce très diversifié (que l'on appelle aujourd'hui commerce de proximité) se déroulait au cœur de la ville et dans les faubourgs.
Cette activité commerciale s'articulait autour du marché hebdomadaire du mardi et de trois grandes foires annuelles la Saint Thurian, le 13 juillet, la Saint-Ladre le 22 septembre et la Saint Martin le 11 novembre au cours desquelles s'échangeaient notamment les grands animaux (vaches, bœufs, chevaux…).
Rue Saint Thurian - Hôtel particulier
La Saint martin devant le château
Ces foires venaient compléter de façon significative l'offre commerciale Quintinaise.
Dans cette période très commerçante, l'année 1830 verra, pour cause de vétusté et d'insalubrité, la destruction au cœur de la ville de l'ancienne halle ou cohue.En souvenir, les Quintinais donneront à son emplacement le nom de Place 1830.
L'année 1838 verra s'ériger le calvaire des "grands jardins du château" en granit de Kersanton, il témoigne de l'art statuaire du milieu de ce siècle.
L'activité du tannage des peaux, qui comme le tissage, existait à Quintin depuis l'ancien régime, se poursuivra jusqu'au début du 20ème siècle.Rue des Douches - Séchoir de la tannerie
Vers la fin du 19ème siècle vont se créer et se développer à Quintin des établissements de vente en gros et demi-gros dans les domaines de l'épicerie, de la graineterie.Le maché au blé en 1906
Pour accompagner les activités commerciales, c'est en quelque sorte naturellement à Quintin que se créera en 1827 une Banque.
Fondée par Jean-Jacques Mazurié, elle s'appellera par la suite la Banque de Villeneuve en 1913.
En 1943 elle intègrera la Banque de Bretagne qu'elle avait contribué à fonder en 1909.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 10 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 4)
18 août 1773 - Une crue dévastatrice
Le 18 août 1773, le Gouët fit une crue très abondante et violente contre laquelle la digue de l'étang ne résista pas longtemps.Le Gouët
La digue de l'étang
Elle se rompit, libérant du même coup les flots tumultueux qui emportèrent tout sur leur passage, entraînant dans la mort quinze personnes, des habitants du Vau de Gouët, quartier concerné en premier lieu par ce désastre.Les autorités d'alors décidèrent de reconstruire la digue, mais en la dotant cette fois d'un solide contrefort en terre.
C'est ce qui explique la déclivité de l'ancien champ de foire (carré aux vaches) actuellement parking du château.
Plan cadastral de 1766La révolution de 1789
Septembre - Octobre 1789
Les Pères Carmes et les Sœurs Ursulines
sont chassés de leurs couvents.
Novembre 1789
Plantation d'un arbre de la liberté (Place du Martray).
Janvier 1790
Création de la première municipalité Corps National.
Décembre 1791
création d'une Garde Nationale.1792
"Hésitation" de l'assemblée constituante sur la désignation du Chef-lieu du tout nouveau département des Côtes du Nord entre Quintin (6000 habitants) et Port Brieuc (7500 habitants), Port Brieuc étant l'actuel Saint Brieuc.A cause du débouché sur la mer, c'est cette dernière qui est désignée.
Septembre 1794
Création d'une Ecole publique.
Juillet 1795
Invasion de Quintin par les Chouans.22 juillet 1795 - La grande peur quintinaise, les Chouans prennent la ville.
Le 22 juillet 1795, une armée de "Chouans" forte d'environ 7000 hommes, commandée par de Pontbellanger attaque par surprise la ville à l'heure de midi.Ils pénètrent dans la Cité par la porte Saint -Julien et aussi par la Rue Rochonen et la Rue des Douves.
Rue Rochonen
Ne rencontrant qu'une assez faible résistance, ils s'emparent de Quintin, dont les défenseurs se replient vers Chatelaudren.
Chatelaudren
De Pontbellanger installe son poste de commandement à la Maison Commune et convoque les membres de la municipalité, leur enjoignant de lui remettre immédiatement : armes et munitions.
Il demande aussi des logements et une rançon énorme de 1 000 000 de francs à payer sous trois heures.
La municipalité réussit cependant à faire ramener la somme à 15 000 francs.
Cinq citoyens furent tués au cours des combats, des chevaux furent réquisitionnés ainsi que des vivres et de l'habillement.L'arbre de la liberté de la Place du Martray fut abattu, ainsi que la flamme tricolore qui flottait au clocher de la Collégiale.
L'occupation dura trois jours. Les Chouans quittèrent Quintin en direction de Chatelaudren au grand soulagement des Quintinais.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 9 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 3)
1643 - Un château inachevé.
La construction du château du 17ème siècle commença vers 1643 sous la direction de "noble homme Gabriel du Serceau architecte".Cette bâtisse qui comprenait normalement quatre structures d'angle reliées entre-elles autour d'une cour centrale de forme carrée, par des bâtiments de liaison, ne fût jamais achevée.
Sur la photographie la partie gauche de l'édifice
Cette construction fut entreprise par le Marquis de La Moussaye, marié à Henriette de La Tour d'Auvergne, sœur de Turenne, récents propriétaires du fief de Quintin.
Les armes de la famille de La Moussaye
Turenne
Les convictions religieuses (protestantes) des de La Moussaye étaient notoires et leur prosélytisme très actif (des cultes étaient célébrés dans les caves voûtées de la nouvelle construction).
Ces activités ne cessent d'inquiéter l'Evêque de Saint Brieuc, qui de surcroît, se fait souffleter par la Marquise lors d'une visite à Quintin.
Ce "soufflet" pèsera lourd dans la décision royale d'arrêter la construction en 1667.
1707 - Le couvent des Ursulines.
Si les religieuses Ursulines furent effectivement présentes à Quintin dès 1707, ce n'est qu'en 1711 que commencera la construction du couvent proprement dit, près de la Chapelle Saint-Yves.
Les activités des sœurs de cet ordre ne les empêchent pas d'accueillir et d'éduquer des jeunes filles (certaines devenant par la suite religieuses à leur tour) et aussi de prodiguer des soins infirmiers à la population.1751 - La construction de l'hôpital.
C'est en 1738 que le Roi Louis XV, par lettres patentes approuve et confirme l'établissement à Quintin d'un hôpital général.
Louis XV
La fonction hospitalière à Quintin remonte toutefois au 13ème siècle où elle s'exerçait sous la protection du château dans et aux abords de la chapelle de celui-ci.
Au 15ème siècle Jeanne du Perrier et Pierre de Rohan font transférer la "Maison Dieu" dans un faubourg de la ville, "dans une maison avec jardin et fontaine d'eau inépuisable" .Pierre de Rohan
En 1719, les responsables envisagent un nouveau projet qui est autorisé par le Roi Louis en 1738.
Les travaux commencent en 1751 par l'aile de la chapelle et le bâtiment central. L'ensemble sera ouvert aux malades et aux pauvres le 1er avril 1762.
Parchemin de Louis XV
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Par ZAZA-RAMBETTE le 8 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 2)
8 janvier 1600 - Quand l'incendie crée le miracle.
Le samedi 8 janvier 1600, le Chanoine Jacques Rault vint comme à l'accoutumée se coucher au dessus de la sacristie de la Collégiale, laquelle contenait le trésor.
Vers 11 heures du soir le cri " au feu " retentit dans la ville. Des flammes s'échappaient de la toiture de la sacristie.L'on enfonça la porte, trop tard, le chanoine sacristain était mort, tout flambait.
Il était impossible de sauver quoique ce soit : calices, ostensoirs et reliquaires étaient détruits.
Le 18 janvier, alors que l'on examinait minutieusement les cendres, Julien Pichon retrouve le reliquaire en partie fondu, mais la relique (un fragment de l'une des ceintures de la Mère du Christ) intacte, les Quintinais sont en liesse car pour eux le miracle est manifeste.Vestiges du fragment de la ceinture de la Vièrge Marie
Toile marouflée
1619 - Le couvent des pères carmes.
C'est le 21 août 1978 que fut acquise par le conseil municipal de Quintin la propriété de l'ex-Couvent des Pères Carmes déchaussés.
La partie basse constitue le jardin public qui comporte notamment un très bel ensemble de fontaines et viviers du 18ème siècle classés Monuments Historiques.
Les deux bassins plats de forme ovalisée sont dominés par une exèdre, édifice semi-circulaire pouvant servir d'abri ou mieux sans doute de lieu de méditation.Le grand bassin servait de vivier, les moines se nourrissant exclusivement de poisson.
Le bassin central, en forme de demi-lune, pouvait servir aussi de vivier plus accessible et éventuellement de pédiluve, les moines étant des Carmes déchaussés, pieds nus dans des sandales de cuir.
La Ville ayant retrouvé dans les archives les cartons originaux d'aménagement de cet espace, le conseil municipal s'attache chaque année à faire en sorte que ce jardin retrouve son visage d'antan.Ainsi vient d'être créé un espace verger, planté de pommiers dans la partie sud-est du parc.
C'est en 1619 qu'Henri de la Trémoïlle, seigneur de Quintin, donne son accord, mais une aide "mesurée" (il était catholique de fraîche date) à la construction d'un couvent destiné aux Pères Carmes.
Henri de la Trémoïlle
Ceux-ci se voient confier notamment comme mission par leur hiérarchie :"Tenir couvent" au centre ville, y prêcher, faire la quête, instruire les enfants et visiter les malades.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 7 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles (suite 1)
1418 - Une prédication suivie d'effets durables.
En l'an 1418, la Cité Quintinaise vit arriver en prédication un moine Dominicain Espagnol Saint Vincent Ferrier.
Vitrail Ferrier dans la basilique de Quintin Notre dame de la délivrance
Celui-ci demanda, entre autres choses aux chrétiens de la paroisse de Quintin, comme il l'avait demandé partout où il était passé, de faire chaque année, le soir du vendredi saint, une procession aux flambeaux dans la ville.
Cette manifestation religieuse perdure depuis lors.
Seule en Bretagne Quintin, a réalisé ce défi, la tradition ne s'est jamais interrompue, même aux moments difficiles de l'époque révolutionnaire (1789-1792) d'une part, et, plus récemment, pendant la seconde guerre mondiale et l'occupation Allemande d'autre part, où les processionnaires se limitaient à faire le tour intérieur de l'église et ou de la Basilique.
De nos jours, chaque vendredi saint les processionnaires se rendent au grand calvaire, dans une ville éclairée seulement par des centaines de petits lumignons, placés aux appuis des fenêtres.Calvaire
Sur le chemin du calvaire
Ville éclairée
La ville sera mise à sac à deux reprises par les troupes du Prince d'Orange au 15ème siècle et au 16éme par les ligueurs, la ville étant demeurée fidèle aux Coligny.Le prince d'Orange
Les murailles seront en grande partie détruites et serviront de carrières.
1482 - Quintin et le tissage.
L'avènement du tissage à Quintin que certains attribuent à la Fée Kistin, a sans doute eu pour origine le mariage en 1482 de Jeanne du Perrier avec Jean de Laval.Jean de Laval
Ce dernier acceptant de déposer dans la corbeille de la mariée l'art du tissage qui se pratiquait déjà au pays de Laval.
Le tissage des toiles de lin à usage vestimentaire et ménager fera la fortune et la renommée de Quintin, notamment à partir des 17ème et 18ème siècles.
En effet, si les tisserands étaient nombreux (en 1789 l'on en dénombrait plus de 300), ils gagnaient misérablement leur vie.Visible au musée de Quintin
Fête des tisserands
En revanche, les négociants de toiles tissées quant à eux amassèrent de véritables fortunes et construisirent de très beaux hôtels particuliers, qui font depuis lors la richesse architecturale de la cité.
A partir des ports de Saint Malo, dans une moindre mesure de Morlaix, mais aussi de Nantes, de Bordeaux et enfin de Bilbao et de Cadix s'établissait un commerce florissant vers le monde entier et notamment vers l'Amérique Latine. Les Toiles Bretagne et notamment la célèbre " Quintin " avaient une grande renommée.Demeure de Tisserands
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Par ZAZA-RAMBETTE le 6 Juillet 2011 à 06:01
Quintin à travers les siècles
Les origines
Le site de Quintin fut occupé dès le néolithique comme le prouve notamment un splendide menhir d'une hauteur de 7.50 mètres.
Le menhir de la roche longue
Les Romains l'occuperont eux aussi, c'était même à l'époque un carrefour de deux grandes voies romaines.
Quintin doit son étymologie la commune actuelle du Vieux-Bourg appelée Kintin vers 1330, Quintin en 1368, Quintini in Burgo en 1516 et Vetus Burgus Quintini dans les registres mortuaires de Saint-Gilles-Pligeaux.L'emplacementde Quintin était situé à cinq milles romains du Vieux-Bourg, ce que suggère l’appellation Quintam (millarum), cinquième borne milliaire depuis le Vieux-Bourg.
Croix de Pasquiou entre le Vieux Bourg et Quintin
Le Vieux-Bourg
La fondation d'un nouveau bourg dans la seigneurie de Quintin, créée vers 1227, près de l'ancien carrefour gallo-romain se traduit par un report du nom Quintin, à une époque où on en avait perdu le sens.
L'étymologie qui proposait de faire de "Quintin", un dérivé de Kistin : "la châtaigne" est une erreur.Le nom en fait n'est pas breton mais latin. La paroisse de Saint-Thurian était en pays gallo.
La confusion reposait sur l'assimilation Kistin et Kintin, attestée par des dénominations d'origine latine dans les chartes féodales
Référence : GENDRY Mickael, "Quintin, une cité dès l’origine (Quintin, châtaigne ou borne milliaire ?)", Quintinais, n°spécial 2010.1229 - Quintin et lescroisades.
Vitrail des croisades en la basilique de QuintinQuoiqu'il en soit, l'histoire écrite de Quintin ou Kintin remonte au début du 13ème siècle en l'an 1229 où Geoffroy Boterel, premier seigneur de Quintin vint s'installer à Quintin, pour protéger un marché local florissant.
Blason des seigneurs de Quintin
Il entreprit la construction d'une muraille d'enceinte percée de quatre portes :Saint Julien au sud, Notre Dame à l'ouest, la Porte à la Rose au nord et la Porte Neuve à l'est.
Ce Geoffroy Boterel était le fils aîné du Comte Alain de Penthièvre, lequel démembra de son Comté le territoire de Quintin qui comprenait 28 paroisses. Geoffroy Boterel partit avec Louis IX (Saint Louis) pour la 7ème croisade.
Geoffroy Boterel - deniers
Selon la tradition il revînt dans ses terres, rapportant de Terre Sainte un fragment de l'une des ceintures de la Vierge Marie.Cette relique est vénérée depuis lors à Quintin.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 3 Juillet 2011 à 06:01
Le château de la Hunaudaye (fin)
Visite
Depuis la réouverture, on peut donc découvrir le château à travers des visites guidées, des expositions, des conférences et spectacles.
Un service pédagogique est aussi à la disposition des enseignants pour préparer leurs visites scolaires.
On pourra peut-être également croiser le « soufflou », surnom donné au fantôme de la Hunaudaye par les gens des environs.
Enquête chez les fantômes au Château de la Hunaudaye
Du 18 juillet au 21 août 2011 - Tous les jours à 14h00 et 15h15
« Depuis quelques temps, un fantôme effraie les visiteurs du château. Pourtant, nos 5 spectres étaient jusqu’ici plutôt gentils. Qui a intérêt à faire fuir les visiteurs ? Au fil de la visite, des témoignages récoltés et des épreuves, c’est aux enfants de trouver la solution.
Entre découverte du château et enquête à mener, l’idée est de jouer et de se divertir. »
Œuvres de Fiction
Dans son roman Le Gerfaut des brumes, de Juliette Benzoni met en scène Gilles de Tournemine, héritier fictif des propriétaires du château.
Le Gerfaut des brumes : Son histoire
« Enfant bâtard né d'un père qu'il n'a jamais connu et d'une mère aussi bigote que sévère, le jeune Gilles Goëlo deviendra prêtre. Sa mère en a ainsi décidé.
S'il ne l'entend pas de cette oreille, le jeune Gilles, au caractère impétueux, n'a plus le choix : il faut qu'il quitte la Bretagne.
Des champs de bataille de la guerre d'indépendance aux ors de la cour de Versailles, le jeune pêcheur breton va retrouver peu à peu son identité, et côtoyer les plus grands personnages de son époque. Il va aussi vivre de terribles évènements, et parcourir le monde à la recherche de l'amour et de l'aventure. »
Une série TV fut réalisée en 1987 sur la base de ce livre :
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Par ZAZA-RAMBETTE le 2 Juillet 2011 à 06:01
Le château de la Hunaudaye (suite 4)
Les maçonneries écroulées sont remontées et l'ensemble des murs est traité par des coulées de ciment. La cour est déblayée et la tour noire consolidée.
Tour noire
Après la guerre, les travaux se poursuivent avec l'étaiement de la tour militaire en 1949, puis entre 1955 et 1962, la consolidation des maçonneries des cinq tours.
Tour militaire
Alors que les consolidations se poursuivent sans le caractère d'urgence qu'elles revêtaient lors des précédentes décennies, l'État entame à partir de 1968 la mise en sécurité du site, suite à une chute accidentelle d'un visiteur.
C'est aussi dans ces années que les douves sont déblayées.
Les douves
La tour de la chapelle est protégée d'une couverture en ciment armé.
Tour de la chapelle
Depuis 1977, le château est géré, entretenu et mis en valeur par l'association du château de la Hunaudaye.
La propriété du château passe de l'État (ministère de la Culture) au Conseil général des Cotes d’Armor me 1er février 2008.
Quelques aménagements sont alors effectués pour permettre l'ouverture du site au public, comme des sanitaires ou trois salles dans la tour noire.
La tour noire aménagée
Le pont-levis sans son mécanisme est reconstitué.
Pont-levis
L'entrée
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Par ZAZA-RAMBETTE le 1 Juillet 2011 à 06:01
Le château de la Hunaudaye (suite 3)
En 1783, le château est vendu au marquis de Talhouët, futur maire de Rennes.
Lors de la Révolution, le château est de nouveau détruit en 1793.
Cette année là, en effet, les Chouans parcourent les pays.
Remontant vers le Nord, ils viennent de passer la Loire et se dirigent vers la Bretagne.
L'administration du district de Lamballe craint que la Hunaudaye ne leur serve de lieu de repli et décide le démantèlement du château.
Finalement, un groupe de révolutionnaires de Lamballe intervient plus ou moins légitimement et incendie le château. Le mobilier, les archives, les toitures et les planchers de bois disparaissent.
Le pont-levis et les courtines sont abattus.
Commence alors une longue période qui va s'étendre jusqu'au début du XXème siècle, durant laquelle le château est exploité comme carrière de pierres.
Le château est classé au titre des Monument Historique en 1922; les parcelles l'entourant en 1930.
En 1930, l'effondrement de la courtine Nord et de la tour de la glaciaire pousse l'État à racheter le monument afin de mener à bien les travaux de conservation.
Tour de la glaciaire
Les premiers travaux se font dans l'urgence dès 1932, après l'effondrement de la tour de la chapelle.
Tour de la chapelle
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Par ZAZA-RAMBETTE le 30 Juin 2011 à 06:01
Le château de la Hunaudaye (suite 2)
Un plan architectural d'ensemble est conçu, il tient compte des innovations militaires et donne au château sa forme actuelle.
A la petite tour ouest et à la tour sud-est sont ajoutées trois nouvelles tours (sud-ouest, nord-ouest, nord) de taille similaire sont édifiées, ainsi que de nouvelles courtines.
Les bâtiments d'habitation formaient trois ailes encore repérables aujourd'hui.
Tour Noire, logis ouest et Tour de la Glaciaire
Cuisine
Four à pain et patisserie
Le château aurait possédé une chapelle privée desservie par un chapelain sans que les sources le signalant paraissent véritablement authentiques.
Il conserve les vestiges d'un escalier tournant à retours. La chapelle occupe l'étage supérieur de la tour sud-est.
La reconstruction est longue, mais les travaux successifs respectent le plan prévu.
Cette reconstruction est rendue possible dans une Bretagne florissante aux XVème et XVIème siècle.
Le domaine de la Hunaudaye est érigé en baronnie en 1487 en faveur de François Tournemine, chevalier, seigneur de la Hunaudaye, lieutenant général pour le duc.
Tour seigneuriale du 15ème siècle
Latrine seigneuriale
Dans le duché, les Tournemine prennent de l'importance. La famille fait désormais partie de l'entourage du duc.
Missions politiques, militaires ou diplomatiques se succèdent pour les hommes de la famille. Les épouses sont nommées dames de compagnie des différentes duchesses.
Les terres dépendant du château s'étendent sur plus de 80 paroisses.
Le château est épargné par les troubles de la Ligue (1592-1598), les camps opposés ayant convenu d'une neutralité du château.
A la fin XVIème siècle, cependant, la famille Tournemine s'éteint dans une postérité sans garçon. Les différents propriétaires de la Hunaudaye se succèdent au gré des héritages.
Ces familles poursuivent un temps l'aménagement du château, les modifications apportées sont surtout faite dans un souci de confort et de décoration.
Le nouvel escalier d'apparat est ainsi attribué à Sébastien de Rosmadec.
Noblesse et armes de Sébastien de Rosmadec
Le château est ensuite peu à peu délaissé, si bien que l'escalier construit par Rosmadec constituera la seule véritable modification apportée au château entre la fin du XVIème siècle et la Révolution française.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 29 Juin 2011 à 06:01
Le château de la Hunaudaye (suite 1)
Histoire
En 1220, Olivier Tournemine obtient du duc de Bretagne l'autorisation de construire le premier château fort de la Hunaudaye.
Blason des Tournemire
Mur avec armoiries
Olivier Tournemine est issu d'une petite famille noble aux origines obscures.
Entre les origines anglaises ou auvergnates, les hypothèses divergent.
Avec la construction du château de la Hunaudaye, la famille entame une ascension sociale qui la mènera dans les hautes sphères du pouvoir. Elle demeurera propriétaire du château pendant trois siècles.
Le but poursuivi avec l'édification du château est alors de surveiller l'Arguenon, cours d'eau situé à deux kilomètres de là et marquant la frontière entre le Penthièvre (pays de Lamballe) et le Pondouvre (pays de Dinan) alors en conflit.
Pays de Lamballe
Pays de Dinan
Le château est alors édifié dans une cuvette marécageuse qui était occupée depuis le IVème siècle par un camp militaire gallo-romain.
Le château de la Hunaudaye tirerait son nom de la proximité du village actuel de Saint-Jean, lequel est beaucoup plus ancien que lui, et se nommait alors la « ville de la Hunaudaye ».
Au cours des premiers temps, le château de la Hunaudaye ne semble pas avoir connu d'assauts.
Ce n'est que durant la Guerre de Succession de Bretagne (1341-1364) qu'il est attaqué pour la première fois.
Cette guerre oppose deux grands seigneurs bretons qui se disputant la couronne ducale :
d'un côté, l'armée de Jean de Montfort, bientôt soutenue par les Anglais,
Jean de Montfort
de l'autre, la famille de Penthièvre, alliée à la famille de Blois (Clarles), et bientôt soutenue par les Français.
Charles de Bois
A cette époque, la BRETAGNE constitue encore un duché indépendant, et qu'elle ne sera officiellement rattachée au Royaume de France qu'en 1532.
Le conflit entre les Montfort et les Penthièvre va se transformer en véritable guerre civile.
Les Tournemine prennent le parti des Penthièvre.
Leur château est alors attaqué par l'armée des Montfort et par les Anglais.
" SUS AUX ANGLAIS...!!!"
Il ne résiste pas à l'assaut et est détruit.
Les Tournemine paient un lourd tribut à cette guerre qui a ravagé toute la Bretagne.
La famille y a perdu non seulement son fief, mais aussi trois de ses hommes.
Pierre de Tournemine, le cadet, est le seul à survivre à son père et à ses deux frères.
C'est lui qui entame la reconstruction, à partir de 1367.
Les travaux sont confiés à l'architecte de la Hersadaye et ne seront terminés qu'un peu plus d'un siècle plus tard, en 1474, après le décès de Gilles Tournemine.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 28 Juin 2011 à 06:01
Le château de la Hunaudaye
Situation géographique
Il se situe dans le déparement des Côtes d'Armor, sur la commune de Plédéliac,
à la limide de Plévin, en pays de Lamballe.
Architecture
Il s'agit d'un château fort de plan pentagonal irrégulier, à 5 tours reliées par des courtines continues, de type sans donjon, à défense verticale, avec entrée à pont-levis, et entouré de douves.
Adossé aux courtines ouest, un logis, ruiné, possédait une salle avec cheminée monumentale de 18 m de long.
Logis avec la cheminée
Logis ouest et Tour de la Glaciaire
Logis ouest
Cuisine et Tour de la Glaciaire 15ème siècle
Les toitures, détruites lors de la Révolution, n'ont pas été restituées lors des restaurations successives du château.
Plan d'après Closson et Couäsnon en 1978
Et pourtant, le château a bénéficié d'une campagne de restauration et d'aménagement entre 2005 et 2008.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 5 Juin 2011 à 06:02
KELERENN "Deit c'hwi genein olac'hig yaouank"
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Par ZAZA-RAMBETTE le 8 Octobre 2010 à 07:02
Les châles du Trégor
Le Trégor et ses 153 communes offrent une unité ethnographique unique en Basse Bretagne.
Du Léon au Penthièvre, mouchoir de cou et coiffe composent les pièces du costume jusqu’à l’introduction des grands châles vers 1860.
Ils furent sans doute importés d’Angleterre par les caboteurs de Lannion et de Paimpol.
Avant la Grande Guerre, cette étoffe a une valeur telle que trois années de salaire moyen sont nécessaires pour l’acquérir.
Alors imaginez le prix d’un « châle tapis » !
Les tissus utilisés pour la confection des grands châles vont du coton au mérinos, selon les richesses.
Les grandes dames, souvent des épouses de riches armateurs, peuvent se parer d’un luxueux châle des Indes. Nommé ainsi, « châle tapis », il est confectionné en cachemire.
Si les femmes aisées ont la possibilité de revêtir un grand châle en toutes circonstances,
les plus modestes se contentent le dimanche d’une petite cape courte de satin noir perlé.
Le grand châle noir brodé ton sur ton et frangé de soir indique une femme mariée, les autres de couleurs étant réservés aux jeunes filles.
Mais les jours de pardon, pour porter la statue de la Vierge, elles sont toutes vêtues d’un châle blanc.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 7 Octobre 2010 à 07:02
Les coiffes du Trégor et de Bréhat
La toukenn est le symbole de l’ancien évêché de Tréguier.
Vers 1840, la guise léonarde de Landivisiau et de Morlaix pénètre l’ouest du Trégor.
La coiffe originelle y subit alors une évolution si rapide qu’en 1850, elle parvient à Lannion sous la forme quasi définitive et, 30 ans plus tard conquiert tout le pays.
Echanger sa coiffe pour celle d’un autre territoire pouvait être vécu comme une trahison !
Ainsi la conquête du Trégor par le toukenn, dont le fond a la forme d’une poche (touque), est un phénomène unique en Basse Bretagne.
La position des ailes pendantes indique sa provenance : vers l’avant de Lannion et ses environs, sur l’arrière de Paimpol ou droites de Tréguier.
La région de Lannion
La région de Paimpol
Dans la région de Tréguier
Si elle se porte à la ville comme à la campagne, et en toutes occasions, pour les grandes cérémonies, les Trégorroises lui préfère la catiole (nom donné à la coiffe de cérémonie de Haute Bretagne et du Trégor), dont les ailes de 1 mètre 60 d’envergure sont épinglées en arrière sur la tête.
Grande coiffe
S’arborent également la coiffe cocotte, aux lointaines origines trégorroises et léonardes.
A Guingamp, le coquet, bonnet d’artisane (catégorie de femmes vivant de l’artisanat, épouses d’artisans ; par extension mode citadine ou du monde marin), que l’on retrouve, avec des variantes, à Saint Brieuc, Châteleaudren….
Saint Brieuc
Bonnet
Catiole
Châteleaudren
Statue de trégorroise ajustant sa coiffe,
par Amel BEAUFILS (1882-1952)
sur le palier de l'Hôtel de Ville de Tréguier
Quant à l’île de Bréhat, mise à part chikolodenn, les coiffures y sont similaires à celles de l’île de Batz.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 10 Juin 2010 à 07:15
BREHAT
Bréhat est une île française située dans le département des Côtes d'Armor au nord de la pointe de l'Arscouest en Bretagne nord.
Bréhat a prêté son nom à l'Archipel de Bréhat dont elle est l'île la plus grande.
Son nom en langue bretonne est Enez Vriad.
Géographie
L'île, accompagnée de quelques îlots voisins, constitue une commune (officiellement nommée Île-de-Bréhat), rattachée au canton de Paimpol (arrondissement de Saint-Brieuc), d'une superficie de 309 ha pour une population de 421 habitants en 1999, 406 en 2001, 382 en 2006.
La population permanente a fortement diminué (1 559 en 1873, 1 400 en 1952, 653 en 1982), en revanche la population estivale peut atteindre une dizaine de milliers d'habitants.
Liaison maritime de Port Clos (au sud, face au continent) avec la pointe de l'Arcouest toute l'année, et avec Paimpol, Erquy, Dahouêt, Binic et Saint-Quay-Portrieux en été.
L'île est en fait composée à marée haute de deux îles :
l'île nord au relief de Landes, l'île sud plus fleurie.
Elles sont reliées par le pont Vauban (ou pont ar Prat).
Paysages île nord
Le pont Vauban
Paysages île sud
La chapelle Saint-Michel
Vue de la chapelle Saint Michel
La chapelle Keranou
Le moulin de Birlot
Les roches à fleurs d'eau de l'île et de l'archipel de Bréhat forment des écueils dangereux, la navigation de plaisance y est particulièrement difficile et demande de solides connaissances maritimes.
Bréhat fut le 1er site naturel classé en France
Climat
Son microclimat, particulièrement doux en hiver, offre une très grande diversité de fleurs et de plantes. C'est un des rares lieux en « Bretagne Nord » sur lequel peuvent pousser des plantes méditerranéennes, car les gelées y sont encore plus rares que sur les côtes de la commune de Ploubazlanec et de la « ceinture dorée ».
Géologie
C'est également une île sur laquelle on trouve du granit rose, pourtant loin à l'est de la « Côte de granit rose » qui commence vers Perros-Guirec. Entre arbres, fleurs et granit rose, les contrastes lumineux sont particulièrement éloquents.
Histoire
À 2 km de la pointe de l'Arcouest, au nord de Paimpol, Bréhat est au centre d'une dizaine d'îlots ou l'on trouve des traces d'occupation datant du néolithique.
Ce sont les traces apparentes d'une époque où les îles bretonnes n'étaient pas encore des îles, mais des sommets séparés par des vallées côtières au littoral actuel : pour s'y établir, nos ancêtres du néolithique n'eurent pas à se mouiller les pieds !
Ici comme ailleurs, le paysage littoral a ensuite connu des transformations importantes.
Le volume des mers a varié avec le climat. L'eau, immobilisée en glace durant les périodes froides, s'est libérée à la faveur des réchauffements de l'atmosphère pour retourner aux océans, créant ces îles.
Traces d'occupation durant la période gallo-romaine.
La paroisse de Bréhat, enclavée dans l'évêché de Saint-Brieuc faisait partie
du doyenné de Lanvollon relevant de l'évêché de Dol. Elle était sous les vocables de Saint Samson et Notre-Dame.
Eglise Notre-Dame
Au Moyen Âge, Bréhat devient un point militaire stratégique et le duc de Penthièvre décide de fortifier l'île. Malgré ces fortifications, Bréhat sera régulièrement envahie par les Anglais, et même les Espagnols.
A DEMAIN POUR UNE AUTRE ILE
Notre ami FLB, défend âprement sa cause et le stade Jules Ferry dans la commune de Vitry le François en Champagne Ardenne. Cet homme de conviction va au bout de ses idées ! Ce stade au centre de cette petite ville est un poumon d’oxygène pour toute une jeunesse. Nous pouvons l’aider dans sa démarche, en signant la pétition que vous trouverez en cliquant sur ce lien
Contre la destruction du stade Jules Ferry de Vitry le François
Merci de votre aide.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 22 Avril 2010 à 07:15
Toujours dans les Côtes d'armor
TONQUEDEC
Tonquédec tire son nom du château
Ce nom est composé de deux mots bretons "ton quédec" ou "guedet", lesquels signifient "lieu élevé où l'on fait bonne garde".
La toponymie y révèle la présence d'installations religieuses ou templières :
Le Mouster, monastère, L'hôpital, Stang-an-Clan, étang du malade...
Tonquédec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pluzunet.
Le bourg de Tonquédec n'a pas été établi en fonction du château, mais, semble-t-il, en relation avec un autre lieu fortifié situé non loin du village de La Vieille-Motte (Ar Goz-Vouden) et du lieu-dit "An Coz-Castel" (le vieux château).
La toponymie de Tonquédec révèle la présence de nombreuses installations religieuses : le Mouster, monastère, l'Hôpital, Stang-an-Clan, étang du malade, le Minihy.
Eglise Saint Pierre à Pluzunet - Tonquédec
Chapelle Notre Dame de Kerivolan
Le lignage des vicomtes de Tonquédec, éteint au début du XIIIème siècle, se fond dans une branche cadette des comtes de Trégor et Goëllo, connue sous le nom de Coëtmen.
Un acte de l'abbaye de Beauport enregistre en 1231 une donation faite par Geslin (vicomte de Coëtmen), fils du comte Henri de Penthièvre, avec l'accord de son fils Alain, vicomte de Tonquédec. Geslin est l'époux de N. de Tonquédec, fille de Prigent, vicomte de Tonquédec.
Alain, fils des précédents, est vicomte de Tonquédec dès 1231 et de Coëtmen (ou Coatmen) en 1256. Rolland, son fils, époux d'Adeline de Landegonnec, lui succède.
En 1298, Prigent de Coëtmen, époux d'Anne de Léon ou Laval, est vicomte de Tonquédec. Son petit-fils, Jean de Coëtmen, époux de Marie de Dinan (dame de Runfau et Goudelin), prête serment au duc comme vicomte de Coëtmen et Tonquédec avant de décéder en 1371.
Leur fils Rolland III de Coëtmen épouse en 1401 Jeanne de Penhoët. Rolland IV, époux de Jehanne Anger de Lohéac, est vicomte de Coëtmen et Tonquédec en 1438. Coëtmen est érigée en baronnie par le duc François II au profit de
Jean de Coëtmen, époux de Jeanne du Pont.
L'ancienne paroisse de Tonquédec dépendait de l'évêché de Tréguier, de la
subdélégation et du ressort de Lannion.
Elle relevait du roi. L'église était une collégiale en patronage laïque : les canonicats étaient présentés par les seigneurs de Tonquédec.
Les armes de la seigneurie de Tonquédec, étaient de gueules à 7 (ou 9) annelets d’argent. Ce sont les armes de la famille de Coëtmen, éteinte depuis 1750.
Blasons de Tonquédec
On rencontre les appellations suivantes : Tonkadoc (en 1231), Tonguedoc (en 1235), Tonkedoc (en 1239), Trunkedus (en 1242), Tonquedec (en 1253, en 1267, en 1330), Tonquedeuc (en 1395).
Moulin le long du Leguer - Tonquédec
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Par ZAZA-RAMBETTE le 21 Avril 2010 à 07:15
Toujours dans les Côtes d'armor
Ploubezre (Les cinq croix - route de Plouaret à Lannion)
Calvaire des cinq croix
Ploubezre est composé de deux mots celtiques qui signifient littéralement « paroisse de Pierre » (plou, paroisse et Bezre ou Pezre, de Pierre).
La paroisse, en effet, reconnaît saint Pierre pour son patron.
Eglise Saint Pierre et Saint Paul
Ploubezre est une ancienne paroisse primitive qui a conservé ses limites d'origines. La paroisse "Plebis Petri" (paroisse de Saint-Pierre) est citée dans le procès de canonisation de Saint-Yves en 1330 où un seigneur de Coat-Frec, Jean de Croyfrooc, chevalier, témoigne.
Au Moyen Age, la paroisse de Ploubezre voit s'édifier des mottes, comme celle de Kerhervé, puis des châteaux, comme Coatfrec (ou Coëtfrec) et Runfao, qui sont les deux plus puissants de Ploubezre.
Manoir de Kerhervé
Château de Coëtfrec
Chapellede Runfao
Le 13 juin 1451, le seigneur de Coëtfrec, Guillaume de Penhoët, est créé banneret par le duc de Bretagne (Lobineau II, coll. 1149), ce qui vaut à la terre de Coëtfrec le titre de baronnie. En 1592, Guy Eder de la Fontenelle s'installe dans le château de Coëtfrec au nom du duc de Mercoeur. Ce château est démantelé vers 1600 sur ordre de Henri IV.
L'ancienne paroisse de Ploubezre faisait partie de l'évêché de Tréguier et relevait du roi. La cure était à l'alternative. Ploubezre a cédé à Lannion le village de Keranstivel et le moulin de Rosalic le 11 septembre 1822. Un échange de Stang-An-Garon eu lieu avec Plouaret le 26 juillet 1826.
Chapelle de Kerfon
Saint Yves
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Petri (en 1330, en 1369, en 1387), Plebs Sancti Petri (vers 1330), Ploubezre (en 1481), Ploebesre (en 1486).
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Par ZAZA-RAMBETTE le 20 Avril 2010 à 07:15
Toujours dans les Côtes d'armor
Pleumeur-Bodou - Ile Grande
Pleumeur-Bodou (Plebe magna Podou) signifie « Grande paroisse dans les Bois » ou « Grand paroisse de Bodou ou Bodo ».Il s'agit, semble-t-il, d'un moine venu de Bretagne insulaire au VIème siècle.
Pleumeur-Bodou est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires de :
Pleumeur-Bodou
Menhir - calvaire Saint Uzec
Chapelle Saint Uzec
Chapelle et sa fontaine Saint Samson
Eglise Saint Pierre
Site mégalithique
Trégastel
Le calvaire
Eglise
La côte de granit rose
Trébeurden
Eglise et calvaire de Trebeurden
Site mégalithique
Le manoir
La côte
Perros-Guirec (enclave de Dol)
Eglise et calvaire
La côte de granit rose
Saint-Quay-Perros
Eglise de Saint Quay Perros
Ancien cimetière de Saint Quay Perros
Servel
Calvaire de kervoenno
Eglise de Servel
La chapelle de Saint Nicomède entre Servel et Beg Leguer
Une partie de Brelevenez et de Lannion.
Les escaliers de Brelevenez
L'église de Brelevenez
L'église et le calvaire de Lannion
Dans le procès de canonisation de Saint-Yves, la paroisse de Pleumeur-Bodou (ancien diocèse de Tréguier) est citée sous l’appellation « Quadam ecclesia vocata Plebe Magna Podou » en 1330.
Les moines de l'abbaye de Bégard possédaient de nombreux biens à Pleumeur-Bodou dans les frairies de Kerénoc, de Kergadiou et du Bourg.
Au XVème siècle le château de Kerduel est édifié par la famille de Kerduel, fondue dans la famille Hingant en 1477.
Le château de Kerduel
L'ancienne paroisse de Pleumeur-Bodou dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion.
Elle relevait du roi et avait pour seigneur, en 1695, M. de Rosamel. La cure était à l'alternative. Pleumeur-Bodou devient commune le 22 février 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Plebs Magna Podou (en 1330), Plebs Boudou (en 1330), Plebs Magna Podou (vers 1330, fin XIVème siècle). En 1426 et 1481, cette paroisse s’appelle Ploemeur-Bodou (Archives de Loire-Atlantique, B2980), puis Pleumeur-Bodou (en 1486), Ploemeur Podou (en 1543) et Plemeur-Bodou sous l’Ancien Régime.
Petit morceau de vie personnelle : En 1962 mes parents sont mutés dans la région de Lannion. Du centre national d'études et de télécommunications (CNET) d'Issy les Moulineaux, ils se retrouvent au CNET de Lannion. J’avais 10 ans. Les plus belles années de ma jeunesse avant de revenir en région parisienne en 1966.
Mon père a fait partie des pionniers de la mise en route du radôme de Plemeur- Bodou avant de rejoindre l’entité d’essai en vol à Lannion.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 19 Avril 2010 à 07:15
Toujours dans les Côtes d'armor
Kergrist-Moëlou (1578)
Kergrist-Moëlou vient du breton « ker » (village), de « Christ » et de « moel » (butte dénudée).
Kergrist-Moëlou est un démembrement de la paroisse primitive de Plounévez-Quintin, qui elle même s'est constituée au détriment de l'ancienne paroisse primitive de Plouguernével.
En 1368, Moëlou dépendait du diocèse de Quimper. Le chef-lieu de la paroisse de Moëlou était à l’origine « Coz-Ilis ». En effet son église est mentionnée dès 1219 avec son recteur et se trouve située au village de Saint-Lubin surnommé jadis "Koz-Illiz-Moelou" (la vieille église de Moëlou).La chapelle castrale de Notre-Dame de Rostrenen, mentionnée comme église dès 1350, n'est alors qu'une simple trève (jusqu'en 1483).
Détail du calvaire
La fuite en égypte
La nativité
La mise au tombeau
Puis, en 1483, ce chef-lieu est transféré à Kergrist. La chapelle Notre-Dame de Rostrenen qui est située sur le territoire de Moëlou, est alors érigée en église paroissiale en 1483 par bulle pontificale du 27 août 1483 et place sous sa dépendance l'église de Kergrist ainsi que la chapelle du prieuré de Saint-Jacques.
Autrefois, la paroisse de Kergrist-Moëlou, qui dépendait de l'évêché de Quimper, avait pour subdélégation Callac et ressortissait au siège de Carhaix.
La paroisse de Kergris-Moëlou a élu sa première municipalité au début de 1790.
Eglise notre dame
Le plafond
Rostrenen s'est accru deux fois aux dépens de Kergrist-Moëlou :
1°- en 1823, de l'enclave de Kerbescont et d'une partie de l'enclave de Campostal (arrêté du 12 septembre 1823)).
2°- le 4 mai 1970 d'une vingtaine de villages : Lanvern, Coatrinque, Quenropers, Ker-François, Goarem-Rous, Ty-Jouan, Toul-Huit, la rue Marcel-Tanguy, la route de Plounévez-Quintin, la Barrière du Couar, Pempoul-Even, le Couar, le pont de Kerviguen, le Faouédic, la Croix-Haute, Croix-Julou, Bonne-Nouvelle, le Bois-Pin ou Coat-Pin, Taberne, Lanhellen et Lan-Vian.
On rencontre les appellations suivantes : eccl. de Moelou (en 1219, vers 1330), par. de Moelou (en 1350), Moelou (en 1368, en 1535-1536), par. de Moelou ou de Kergrist (en 1483), Moellou (1591), par. de Kergrist-Moelou (en 1670).
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Par ZAZA-RAMBETTE le 18 Avril 2010 à 07:15
Les calvaires à découvrir absolument...
Voici une liste de calvaires à visiter, au cas où vous projetteriez d'effectuer un petit voyage en Bretagne au cours des prochains mois. Parallèlement à cette liste, nous vous fournissons également le croquis d'un calvaire "générique" afin de mieux vous faire comprendre le principe de leur structure ainsi que les termes qualifiant leurs divers éléments.
Côtes d'Armor
Bulat-Pestivien (1550)
Bulat-Pestivien vient de Bulat ("bud" (bénéfice) et "gulat" (pays, richesse)) et de Pestivien ("penn" (tête, bout) et "stiv" (source).Léglise
Bulat-Pestivien est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Mael. Le territoire de Bulat-Pestivien appartenait au XIIème siècle, à la famille des seigneurs de Pestivien.
En 1351, plusieurs membres de la famille Pestivien participent au combat des trente. Cette famille s'est éteinte en 1776.
Blason de la famille Pestivien
Le château de Pestivien, propriété de la famille Pestivien, est tenu le 10 juillet 1355 par le roi d'Angleterre (capitaine Roger David). Roger David (ou Davy) est l'époux de Jeanne de Rostrenen, veuve du vicomte de Rohan qui avait été tué au combat de la Roche-Derrien auprès de Charles de Blois.
Ce château est pris par Du Guesclin en 1363-1364, aidé par la milice de Guingamp et environ 6000 hommes. Le siège avait ruiné le château.
La paroisse de Penstyffyen est citée en 1368, dans la taxe des bénéfices du diocèse de Quimper. Elle est appelée Pestivien dès 1670. On y trouve une chapelle Notre-Dame de Bulat qui est devenue église paroissiale le 14 juillet 1804.
Trois juridictions s'exerçaient jadis au bourg de Bulat : celle de Coatguréden, celle de Bodillio et celle de Pestivien.
L'église
Le calvaire
Une municipalité est élue au début de 1790 et un chef-lieu de canton y est établi à la même époque.
Ce canton, comprenant la seule commune de Pestivien, est réuni au canton de Callac par arrêté de l'administration départementale en date du 29 juillet 1797 (Arch. des Côtes d'Armor, 1L 180, fol. 20).
Le nom de la commune devient Bulat-Pestivien en 1876, à la suite du transfert de son chef-lieu au bourg de Bulat.
Le territoire de Bulat-Pestivien renferme les fiefs patronymiques de Botillio (ou Bodillio), Coatgoureden, la Garenne et Pestivien.
L'ancienne paroisse de Pestivien dépendait jadis de l'évêché de Quimper, du ressort de Carhaix et de la subdélégation de Callac. La cure était à l'alternative.
La fontaine aux coqs
On rencontre les appellations suivantes : Pestivien (en 1306, en 1330), castrum de Pestivien (en 1354), Pestiffien (en 1405), Pr. de Pestivien, chap. Nostre-Dame de Buzglat (en 1465), Buzlat (en 1588, en 1620), Bulat (en 1670).
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Par ZAZA-RAMBETTE le 17 Avril 2010 à 07:15
Les principaux personnages
représentés sur les calvaires...
Avant démarrer toute énumération des personnages présents sur les calvaires bretons, il semble de bon ton en premier lieu de s’attarder un instant sur leur représentation artistique. En effet, si leur apparence est bien souvent issue de l'imagerie biblique traditionnelle, c'est à dire qu'ils sont vêtus de longues robes, bon nombre d'entre eux sont également représentatifs de l'époque qui les ont vu naître sous les doigts des sculpteurs, à l'instar des soldats de Guimiliau portant l'uniforme des troupes de la ligue.Les personnages :
André
André : Apôtre de Jésus, il était le frère de Pierre. Il fut condamné et crucifié pour sa foi sur une croix en "X" (croix de Saint-André) grâce à laquelle il est identifiable.
Les anges
Anges : On retrouve essentiellement sur les calvaires, les anges Gabriel, de l'Annonciation et Michel. D'autres plus petits et anonymes recueillent bien souvent aux pieds du Christ son sang dans un calice entretenant ainsi la légende du Graal.
Les douze apôtres
Apôtres : Si plusieurs calvaires représentent les douze apôtres, seuls bien souvent sont présents Pierre auprès de Jésus en croix alors que celui-ci l'avait renié face au grand-prêtre et Paul qui n'a en fait connu que bien plus tard après sa mort l'existence du Christ.
Les bergers
Bergers : Ce sont les pauvres qui accueillirent et hébergèrent Marie et Joseph dans leur étables.
Le diable
Diable : De représentation souvent laide et difforme, le diable est présent dans les scènes de la tentation et des gueules de l'enfer où ils tentent d'emporter ses victimes.
Les quatre évengélistes
Evangélistes : Au nombre de quatre, on les distingue grâce à différents symboles. Matthieu est accompagné d'un homme ou d'un ange, Marc d'un lion, Luc d'un boeuf et enfin Jean d'un aigle.
Les docteurs de la loi
Docteurs de la loi : Représentant de la caste sacerdotale, ce sont les gardiens du temple.
Grands prêtres
Grands prêtres : Les juges de Jésus.
Saint JeanJean : Apôtre très présent dans les calvaires. On le retrouve dans la Cène, la crucifixion, la pietà et l'ensevelissement.
JosephJoseph : Père "adoptif" de Jésus, on le retrouve dans les scènes d'enfance.
Joseph d'Arimathie
Joseph d'Arimathie : Disciple de Jésus, il obtint de Pilate l'autorisation de faire descendre Jésus de la croix et d'enterrer son corps dans son tombeau personnel.
LarronsLarrons : Ils sont deux, crucifiés aux côtés du Christ. Le repenti qui compatit aux douleurs de Jésus également appelé le bon larron et le mauvais représenté le plus souvent le visage grimaçant et le corps en proie à des contorsions.
LonginLongin : C'est le centurion qui perça le coeur de Jésus pour faire preuve de son décès. Il est le plus souvent représenté portant une main à son oeil ayant reçu une goutte de sang du Christ qui lui rendit la vue qu'il avait quasiment perdu.
Marie-Madeleine par Léonard de Vinci
Madeleine : Ou Marie-Madeleine est le plus souvent représentée une bouteille de parfum dans les mains.
Mages
Mages : Sur les calvaires bretons, les mages ont la particularité de ne porter aucune couronne.
Marie
Marie : Mère de Jésus, elle est omniprésente dans les diverses scènes des calvaires bretons.
Paul
Paul : Pharisien de culture grecque, après avoir été persécuteur des chrétiens il se convertit ce qui lui valut d'être condamné à mort. Citoyen romain, il ne fut pas crucifié mais eu la tête tranchée. Ainsi, il est le plus souvent représenté une épée à la main.
Pierre
Pierre : Chef des apôtres et de l'église future, on l'identifie aux clés qu'il tient en main.
Pilate
Pilate : Procurateur romain en Judée, il autorisa sous la pression des grands prêtres et du peuple l'exécution de Jésus Christ.
Stéphaton sur le calvaire de Plougastel-Daoulas
Stéphaton : Cavalier bien souvent représenté dans les calvaires, c'est lui qui humecta les lèvres du Christ crucifié à l'aide d'une éponge plantée au bout d'une lance.
Véronique
Véronique : Née au 6ème siècle après Jésus-Christ, la légende voudrait qu'elle soit celle qui essuya le visage du Christ portant la croix à l'aide d'un voile qui conserva les traits du martyre.
YvesYves : Personnage typiquement breton né à Kermartin en 1253, Yves est très souvent représenté au pied de la croix en costume mi-judiciaire, mi-ecclésiastique.
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Par ZAZA-RAMBETTE le 20 Janvier 2010 à 08:15L’histoire de Dinan (suite)
Pour assurer la pérennité du développement d'une cité résolument tournée vers les échanges commerciaux, le port et son accès principal, le Jerzual, se développeront dès le début du 17ème siècle.
Les premières constructions en matériaux durables y verront le jour à partir de 1628 pour aboutir en 1662 à un aspect pratiquement identique à celui d'aujourd'hui. Intra-muros, la cession de terrains occupés par les communautés ecclésiastiques en difficultés financières permettront l'édification d'hôtels particuliers qui assoiront définitivement le rayonnement de Dinan sur toute la région.
Les artisans et négociants de cette ville en auront fait un pôle d'attraction qui amènera progressivement à une urbanisation importante s'étendant à l'intérieur du pays. L'avènement du chemin de fer, au 19ème siècle, la construction du viaduc enjambant la Rance, en 1852, feront définitivement de Dinan une ville moderne désormais tournée vers l'avenir.
Elle n'en reste pas moins une cité dont les habitants ont la volonté de faire vivre et revivre un passé prestigieux, préservant l'un des plus beaux patrimoines du nord de la Bretagne.
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